Un premier album en solo

Le plaisir différé de Jason Hudon

Jason Hudon attend plusieurs centaines de personnes samedi,... ((Courtoisie))

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Jason Hudon attend plusieurs centaines de personnes samedi, à Alma. Il donnera un spectacle au bar Le Contact afin de procéder au lancement de son premier album.

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Daniel Coté
Le Quotidien

C'est vrai qu'il parle vite, Jason Hudon. Aussi vite qu'il chante sur des pièces comme J'arrêterai tout et J'comprends pas, où a l'impression d'entendre un croisement de Dédé Fortin et de François Pérusse. Il faut dire que le chanteur originaire de Labrecque était fébrile, hier. Il préparait le lancement de son premier album en solo, Mon amour est dément.

Cet événement aura lieu samedi à 21h 30, au bar Le Contact d'Alma. Après un numéro d'ouverture s'articulant autour d'un vidéo, le jeune homme va livrer ses compositions dans le même ordre que sur le disque, qui est disponible depuis mardi. Suivra une séance de signatures, puis quelques surprises.

«Il y a déjà 200 réservations et je ne serais pas surpris de me rendre à 400 billets. On a pris une grande salle, une salle où tout le monde verra bien, pour être en mesure d'accueillir tout le monde», a raconté Jason Hudon au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Il a hâte de présenter Mon amour est dément parce que c'est la preuve que tout vient à point à qui sait attendre. «C'est bien de sortir un album à 26 ans. Je travaille dans le domaine depuis 12 ans et mon gérant, Michel Desmeules, m'avait conseillé d'être patient. Il y avait des sceptiques et maintenant, ils sont convaincus», rapporte le Jeannois.

«Dans les grandes ligues»

L'un des motifs de fierté de Jason Hudon tient au fait qu'il a écrit toutes les pièces. Plusieurs laissent voir son côté givré, alors que d'autres, comme Artisan de l'anormal et Quelle heure tu fermes, évoque le métier qu'il a choisi, ainsi que le désarroi d'un homme qui s'épanche auprès d'une barmaid.

Le temps investi dans la création a permis de peaufiner les textes. La plupart ont été révisés par Gilbert Gingras, l'exception étant Reggae du blues, un titre sur lequel un membre des Colocs, André Dédé Vander, a jeté un oeil attentif. C'est le frère du chanteur, Frank, qui a réalisé l'album. Plusieurs pièces avaient été mises en boîte, l'été dernier, lorsqu'il a ressenti le besoin de peser sur les freins. «On s'enlignait vers un disque sérieux quand il m'a dit qu'on devrait intégrer des titres plus drôles», rapporte Jason Hudon.

Il ne regrette pas d'avoir suivi ce conseil et croit que plusieurs plages possèdent un potentiel attractif important. «Québec icitte, qui fait allusion à mon séjour au sein de la troupe Québec Issime, va bien s'écouter à la Saint-Jean. J'arrêterai tout est une toune de party, tandis que J'comprends pas a été enregistré avec les Colocs», indique le Jeannois.

Ses attentes sont à la hauteur de l'effort qu'a nécessité Mon amour est dément. Il y voit un tremplin, l'outil qui l'aidera à réaliser son rêve, lequel consiste à vivre de la musique jusqu'à la fin de ses jours. «On est rendus dans les grandes ligues», se réjouit Jason Hudon.

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