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L'église Fatima.... ((Archives))

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L'église Fatima.

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Le Quotidien

Marc Pettersen a livré, à titre de président, la décision de la Commission d'urbanisme de laisser démolir l'église Fatima.

L'inaction des péquistes qui n'ont pas répondu au cri d'alarme lancé en 2012 figure au premier rang des arguments invoqués pour justifier la recommandation à cet effet qui sera soumise au prochain conseil de ville de Saguenay. Il faut reconnaître que les ministres de la Culture, autant péquiste que libéral, sont restés silencieux en regard de ce bien cité patrimonial dans le Répertoire du patrimoine culturel de ce ministère. L'autre argument: «aucun projet valable et solide n'a été soumis» représente une échappatoire en or pour justifier la capitulation devant une fonction essentielle des élus municipaux de protéger le patrimoine laissé par les générations précédentes. On a traité et on traite encore l'église Fatima comme un garage ou un entrepôt quelconque. Et c'est ainsi qu'on éprouve aucun scrupule à dilapider une de nos richesses collectives au profit d'intérêts individuels.

L'église Fatima cumule le double statut de bien culturel patrimonial reconnu mondialement et d'oeuvre architecturale majeure. Ces caractéristiques devraient justifier qu'on documente davantage l'argumentation en faveur de sa disparition. Quand on aura rasé Fatima, il sera trop tard pour réfléchir avec sérieux au geste posé.

Pourtant, partout sur la planète, dans les démocraties qui entretiennent un certain respect des valeurs culturelles et artistiques, la destruction d'oeuvres d'art représente un délit qui entraîne une sanction. Et voilà qu'à Saguenay, des élus s'apprêtent à éliminer un témoin universel du renouveau de notre culture religieuse et un symbole architectural de notre audace et notre inventivité, et cela, en toute impunité.

Il faut espérer que l'annonce d'un investissement à la Pulperie ne soit pas le signe d'un prix de consolation patrimonial et que le sort de Fatima soit déjà scellé. Le Conseil de ville peut encore se ressaisir avant de commettre l'irréparable. Bien sûr, le dossier de l'église de Fatima n'est pas facile. Mais il serait désolant de le ratatiner au point de confier sa destinée aux seules compétences d'une Commission d'urbanisme.

Mais soyons réalistes. Connaissant le degré d'écoute dans la sixième ville du Québec, il faudrait peut-être faire appel aux trois enfants porteurs des secrets de Fatima pour que se produise le miracle improbable?

Rosaire Gagnon

Saint-Ambroise

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