Isabelle Boulay à La Baie

Dans les pas de Serge Reggiani

Isabelle Boulay prêtera sa voix aux chansons popularisées... ((Archives Le Soleil, Érick labbé))

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Isabelle Boulay prêtera sa voix aux chansons popularisées par Serge Reggiani, à l'occasion d'un spectacle présenté le 27 février, à La Baie.

(Archives Le Soleil, Érick labbé)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Isabelle Boulay était d'humeur enjouée, mardi, au moment d'évoquer l'hommage à Serge Reggiani qu'elle proposera le 27 février à 20h, au Théâtre du Palais municipal de La Baie. L'idée de se pointer avec deux musiciens, dans une formule intimiste étrennée l'année dernière en France, constituait l'un de ses motifs de réjouissance.

«C'est la première fois depuis 20 ans que je fais l'équivalent d'un piano-voix. Or, ce spectacle s'y prête parce qu'il est construit comme la vie. Il comporte des tumultes, des creux de vague qu'exprime un répertoire d'une telle densité qu'il représente un cadeau pour une chanteuse», a énoncé l'interprète au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Son bonheur tient également à la participation de musiciens d'exception. Il y a le pianiste Benoit Sarrasin, qui fut la pierre angulaire de Ne me quitte pas: Un hommage à Jacques Brel, de même que le surdoué Marc Papillon-Ferland, aussi à l'aise au ukulélé qu'aux percussions et au violon.

Les titres figurant sur l'album Merci Serge Reggiani font partie du programme, aux côtés des perles souvent méconnues, comme Édith et La chanson de Paul. «Ce sera un repas gastronomique avec un menu élaboré, ainsi qu'une sélection de vins adaptée à chaque plat», lance la chanteuse pour illustrer ce qui sera offert à La Baie.

Des points d'ancrage

Isabelle Boulay rappelle que Serge Reggiani est venu tard à la scène, soit à l'âge de 42 ans. Lui qui était comédien a été invité à aborder cette nouvelle discipline par l'imprésario Jacques Canetti, le même qui avait fait connaître Félix Leclerc en France.

En ces temps de grande débrouille, le chanteur recrue avait demandé à Jean-Loup Dabadie de lui écrire quelques textes, alors que celui-ci ne s'était jamais soumis à un tel exercice. Sa toute première création, Le petit garçon, compte parmi les titres enregistrés par la Gaspésienne.

On pourrait croire qu'elle s'est moulée difficilement au répertoire de Serge Reggiani, homme d'une autre génération, qui était parti de son Italie natale pour vivre en France. Les points communs existent, pourtant, à commencer par le côté bon vivant qui caractérise les Italiens comme les Gaspésiens.

«Je me sens extrêmement proche de lui. Même si je suis féminine, il ne faut pas oublier que j'ai été élevée dans un bar. J'ai beaucoup d'amitiés masculines», note Isabelle Boulay en donnant l'exemple de Benjamin Biolay. Elle voit Serge Reggiani comme un frère, un frère terriblement humain, qui a beaucoup vécu. Sentimental, aussi, sans verser dans le sentimentalisme.

À ses yeux, cet homme avait un rapport instinctif avec la chanson, à la manière d'une Édith Piaf. «Il était près des gens. On le remarque dans Si tu me payes un verre. Lui et Piaf étaient de vrais chanteurs populaires», plaide l'invitée de Diffusion Saguenay.

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