Le tour du monde en 80 jours, à Jonquière

Pour tous les publics

Des vendeurs entreprenants, adeptes du marchandage, ajoutent une... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Des vendeurs entreprenants, adeptes du marchandage, ajoutent une touche d'exotisme à l'escale égyptienne effectuée par Phileas Fogg.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Combien de spectacles rejoignent à la fois les garçons et les filles, les ados autant que les adultes assez vieux pour avoir connu le capitaine Bonhomme et La boîte à surprise? La liste, qui n'est pas démesurément longue, comprend Le tour du monde en 80 jours, une pièce du Théâtre Advienne que Pourra qui complète aujourd'hui un séjour à Jonquière.

Après une série de représentations scolaires, le grand public pourra y assister à 13h30, à la Salle Pierrette-Gaudreault. Pendant 80 minutes qui paraîtront bien courtes, les comédiens Louis-Philippe Berthiaume, Sharon Ibgui, Milène Leclerc, Bruno Piccolo et François-Simon Poirier relateront la folle aventure du gentilhomme Phileas Fogg.

Le héros imaginé par Jules Vernes tente en effet de remporter un pari audacieux, lequel consiste à ceinturer la planète en un temps record. Accompagné du Français Passepartout, son valet débrouillard à la langue trop bien pendue, il mobilise tous les moyens de transport disponibles en 1872: le train, le traîneau, le bateau et... l'éléphant.

On les suit à chacune des étapes, de Londres à Paris, de l'Italie à San Francisco en passant par l'Inde, le Japon et la Chine, en se demandant comment le dynamique duo échappera aux machinations ourdies dans le cerveau fiévreux de l'enquêteur Fix. Celui-ci croit que Fogg est un criminel en fuite, un homme d'autant plus ratoureux qu'il semble tout à fait ordinaire.

Une saga délirante

Avant même l'arrivée des comédiens, hier avant-midi, le public pouvait admirer le joli décor élaboré par Dominique Pottier. L'élément le plus charmant est une reproduction de la tour du parlement, à Londres, dont l'horloge devient une carte géographique sur laquelle on suit le trajet effectué par les protagonistes.

C'est en Égypte, première escale exotique, que la pièce épouse les traits d'une saga un brin délirante. Deux des comédiens incarnent des vendeurs portés sur le marchandage, le tout au son d'un air joyeusement arabisant. Un soleil incandescent domine la scène qui baigne dans une lumière orangée. Pendant quelques minutes, on oublie le vent qui souffle dehors.

Tout aussi coloré, le passage en Inde, en compagnie d'un brigadier de l'armée britannique porté sur la bouteille, aborde le thème du sacrifice humain, cruellement d'actualité. Une princesse devenue veuve est promise au bûcher, mais Fogg neutralise une horde de fanatiques prenant la forme d'un comédien et d'un enfant recruté dans les premières rangées.

Suit une fuite à dos d'éléphant, un moment très drôle, alors que la tête de l'animal est placée au bout d'une montagne de valises supportant les voyageurs. On rit également à Hong Kong, lorsqu'un Chinois qui vire tout en proverbes sert à boire à l'inspecteur, ainsi qu'à Passepartout. C'est l'imagerie du Lotus bleu, jumelée à l'humour d'un Chapleau.

Cris et chuchotements

Ce qui est rafraîchissant, aussi, ce sont les scènes d'action qui tranchent avec le ton Passe-Partout (l'émission, pas le valet) qui imprègne maintes productions destinées au jeune public. On tire du pistolet, on donne des coups de poing, on a recours à des moyens discutables pour arriver à ses fins, comme d'enivrer quelqu'un à seule fin de le neutraliser.

Les comédiens rendent bien ce côté dessin animé, tendance Tex Avery. Ils jouent dans les tous les sens du terme, ce qui a particulièrement plu aux garçons, à en juger par leurs cris. Les filles, elles, ont été touchées par la dernière scène réunissant Fogg et la princesse. Des Oh! chargés de romantisme ont été libérés aux moments stratégiques.

Le Théâtre La Rubrique, qui assume le rôle de diffuseur dans le cadre des représentations données à Jonquière, affirme que Le tour du monde en 80 jours s'adresse à un public âgé de dix à 14 ans. Il ne faut pas prendre ces chiffres au pied de la lettre, cependant. L'adulte qui accompagnera un jeune aujourd'hui retrouvera l'enfant qui sommeille en lui.

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