Éric Dupont sensibilise aux legs testamentaires

Donner après notre mort

Éric Dupont, originaire de La Baie, pose ici... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Éric Dupont, originaire de La Baie, pose ici en compagnie de Guylaine Simard, directrice générale du Musée du Fjord, devant une toile réalisé par le mécène qui a fait un legs testamentaire de 250 000 $ au musée baieriverain.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Le docteur en physiologie-endocrinologie originaire de La Baie, Éric Dupont, a fait don d'un legs testamentaire de 250 000 $ au musée du Fjord de La Baie. Ce don, qui sera versé après sa mort, fait partie d'une démarche qui vise à lancer un mouvement de legs testamentaire à travers le Québec.

Le chercheur, homme d'affaires et mécène, président et cofondateur des entreprises Aeterna Zentaris et Atrium Innovations de Québec, spécialisées en biopharmaceutique et en produits dermatologiques vendus sous la marque IDC, a décidé de faire avancer le mécénat au Québec.

«Toute ma vie, j'ai fait des dons à des organismes, j'ai assumé des dizaines de présidences d'honneur pour des causes médicales. J'ai donné plus d'un million et demi de dollars de mon vivant et je vais continuer à contribuer à différentes causes dans l'avenir. Mais il faut penser aussi à donner après notre mort», fait valoir le scientifique.

«Le don planifié mérite d'être mis en valeur au Québec. Tous les gens font des dons. Au début de notre vie, on donne de notre temps en agissant comme bénévole auprès de différentes organisations. On donne ensuite de l'argent à titre personnel (l'Agence de revenu du Canada estime à environ 355 $ le don moyen par habitant au Québec) et ensuite des dons corporatifs par l'entremise de compagnie, mais après la mort, on ne donne rien», explique le mécène qui invite les gens à planifier un don après leur mort.

Éric Dupont suggère aux gens de léguer un pourcentage de leur héritage pour ne pas déposséder sa famille. «Je conseille de ne pas dépasser un don de 10 % des valeurs en argent. Un individu peut répartir ses dons à différentes organisations en léguant, par exemple, 2% à Centraide, 2% à un organisme culturel, 2% à une fondation ou à un hôpital», met en relief l'homme d'affaires.

«En léguant un pourcentage de votre héritage, ça permet à tous de faire leur part après la mort. Si un individu possède une police d'assurance-vie de 100 000 $ et qu'il décide de léguer 2% de son assurance, les héritiers se partageront 98 000 $ alors qu'une somme de 2000 $ sera versée à l'organisme choisi», donne-t-il en exemple.

Le Bairiverain d'origine a choisi cinq causes à soutenir après sa mort dont le Musée du Fjord de La Baie et l'Université Laval à qui il léguera un million de dollars. «Jeune, j'ai eu la chance de côtoyer la science grâce à ma famille. Le Musée du Fjord permet aux jeunes d'entrer en contact avec des activités scientifiques et je veux soutenir leur oeuvre», explique le donateur qui souhaite créer un mouvement de dons posthumes au Québec. Après son décès, Éric Dupont aura légué cinq millions de dollars à huit organismes de son choix dans les domaines de l'éducation, de la culture et de la santé.

Éric Dupont est un homme très actif dans son domaine. «J'oeuvre dans le domaine des médicaments et des soins de santé et récemment nous avons vendu la compagnie Atrium que j'ai fondée avec mon frère pour la somme d'un milliard de dollars. Ce n'est pas rien, en plus, c'était mon projet de postdoctorat que j'ai réalisé il y a vingt ans», fait savoir le mécène dont la conjointe est originaire de Jonquière. «J'ai toujours été proche de mes racines régionales, même si nous vivons à Québec», dit-il.

En plus de toutes ses activités économiques et scientifiques, Éric Dupont est peintre à ses heures et a collaboré dernièrement au livre Vieillir avec grâce de Denise Bombardier, paru l'an dernier où il explique sa vision de l'industrie des cosmétiques.

«J'espère que la philanthropie planifiée prendra racine au Québec, car les dons sont essentiels pour soutenir les défis de notre collectivité", de conclure le scientifique que le Quotidien a rencontré cette semaine au Musée du fjord.

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