Festival des finissants en arts de l'UQAC

Valade voit la fin de l'hémorragie

Mathieu Valade, directeur du module des arts de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Mathieu Valade, directeur du module des arts de l'UQAC; Guylaine Rivard, comédienne directrice aristqiue du Théâtre CRI de Jonquière et maraine du Festival des finissants en arts de l'UQAC et Fanny Tousignant, porte-parole de l'événement.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

C'est aujourd'hui que s'amorce la 13e édition du Festival des finissants en arts de l'UQAC pour se poursuivre jusqu'au 28 février. Les 11 finissants au baccalauréat profiteront de cet événement pour diffuser leur projet et se faire connaître en tant qu'artistes.

Le lancement officiel des activités se fait ce soir, à 17 h, à la Galerie L'Oeuvre de l'Autre de l'UQAC pour un vernissage des oeuvres en art visuel. Il y aura ensuite projection de court-métrage au Petit théâtre de l'UQAC, alors que la soirée d'ouverture se poursuivra au Centre des arts et de la culture pour se terminer à l'Atrium, sur la rue Racine.

La situation inquiète

Avec seulement 11 finissants au baccalauréat, la situation apparaît inquiétante pour les professeurs et les partenaires du milieu culturel. « Dans les bonnes années, nous comptions plus de 80 finissants, mais on constate une baisse d'inscription ces derniers temps », concède le directeur du module des arts, Mathieu Valade, qui croit que l'hémorragie est stoppée.

« Il y a beaucoup d'avantages à étudier ici. Nous avons des équipements à la fine pointe de la technologie disponible pour les étudiants dès leur première année de baccalauréat. Nous avons des locaux adéquats et des professeurs très disponibles », met en relief Mathieu Valade qui constate tout de même un manque d'intérêt pour les arts depuis l'été 2012.

« Dans un contexte d'accessibilité, les parents conseillent probablement à leurs enfants de se diriger dans des secteurs plus avantageux financièrement », laisse entendre le professeur qui a quand même en tête de belles réussites et de belles carrières pour plusieurs finissants de l'UQAC.

Marraine

La comédienne et metteur en scène, directrice artistique du Théâtre CRI de Jonquière, Guylaine Rivard, qui agit à titre de marraine du Festival des finissants en art, s'inquiète aussi d'un si petit nombre de finissants.

« Les professeurs (huit enseignants au Baccalauréat interdisciplinaire en art) doivent être en mesure de justifier le programme universitaire. C'est un programme d'enseignement très important pour la région. La présence du bac en art de l'UQAC n'est pas étrangère au dynamisme culturel qui se vit ici au Saguenay. Ce sont des étudiants en art (le cinéaste Sébastien Pilote entre autres) qui ont donné naissance au Festival REGARD sur le court métrage. Le Théâtre du Faux coffre, avec les clowns noirs, est un produit de l'UQAC. L'université contribue également à dynamiser les autres troupes de théâtre et les diverses galeries d'expositions et centre d'artiste », fait valoir celle qui oeuvre en théâtre depuis 30 ans.

« L'UQAC est en grande partie responsable de notre dynamisme culturel, clame la comédienne. Après 30 ans de carrière, on se demande parfois si on ne devrait pas laisser sa place aux plus jeunes? Ma participation à titre de marraine m'apprend, au contraire, qu'il ne faut pas laisser sa place aux jeunes, mais qu'il faut travailler avec eux. Ils m'apportent autant que je peux leur apporter », assure la femme de théâtre qui a jonglé toute sa carrière entre le burlesque et la recherche pour toucher aux limites de la création. Elle a fondé, avec Serge Potvin en 1996, la troupe de théâtre CRI (Centre de recherche et d'interprétation) à Jonquière après un séjour de cinq ans à Montréal.

« C'est de plus en plus possible de faire de la création en dehors des grandes villes. C'est souvent très bon pour un jeune d'aller vivre ses propres expériences artistiques à Montréal, mais il faut savoir qu'avec les réseaux sociaux et l'Internet, il est maintenant possible de rayonner partout dans le monde en vivant en région », témoigne l'artiste.

Guylaine Rivard passera les dix prochains jours en compagnie des étudiants en art et participera, le 25 février prochain, à une table ronde de discussion sur l'interdisciplinarité en art en compagnie des artistes Hervé Bouchard, Martin Lavertu, Samuel Pinel-Roy et Anick Martel.

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