Séjour fructueux pour le groupe

Calcutta a tendu les bras à Mosaïque

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Dès son premier spectacle livré à Calcutta, le groupe Mosaïque a impressionné le public en se moulant sans peine au répertoire de la vedette indienne Surojit.

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Depuis le temps qu'il reçoit Surojit, l'un des artistes les plus prisés du Bengale, Mosaïque était dû pour lui rendre la pareille. C'est chose faite à la suite d'un séjour de trois semaines à Calcutta (on dit aussi Kolkata) pendant lequel deux spectacles ont été donnés, ainsi que de nombreuses entrevues témoignant de l'intérêt que suscitait cette visite.

«Je suis arrivé il y a trois jours et ça représente une différence de 50 degrés en ce qui touche la température. Je ne suis pas encore sorti de la maison», a lancé le leader de la formation saguenéenne, Jayanta Guha, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

Hier encore, le percussionniste baignait dans une douce euphorie, celle découlant de l'accueil exceptionnel qu'on a réservé à Mosaïque. Avant même de connaître son baptême du feu, de se produire devant 1500 personnes dans un parc de Calcutta, le 10 janvier, lui et ses cinq camarades ont réalisé que leur ami avait généré un buzz surdimensionné.

«Il y avait de grandes bannières avec notre nom, un peu partout dans la ville. On nous a aussi interviewés en plusieurs occasions parce que notre présence intriguait les gens. On voulait connaître ces musiciens avec qui Surojit allait jouer. Nous avons été éblouis de voir autant de caméras braquées sur nous. Nous ne nous y attendions pas», confie Jayanta Guha.

«Une vraie fusion»

La première sortie officielle, à laquelle participait aussi le groupe qui accompagne Surojit en Inde, de même que la percussionniste Joannie Labelle, a montré que Mosaïque était prêt à assumer sa notoriété. Tenu dans le contexte du festival Folk Fusion, le rendez-vous en question avait pour titre An Evening Of International Folk Music.

«Nous n'avons pas été effrayés par la foule. Nous avons tout donné et ce fut magique. Nous avons livré notre meilleure performance et les critiques ont affirmé qu'il y avait eu une vraie fusion. Il faut dire qu'on avait répété pendant deux jours», rapporte Jayanta Guha.

Parmi les moments forts, il mentionne l'interprétation d'un air folklorique de chez nous, Le porte-clés. Les musiciens indiens s'y sont glissés habilement et le public a plébiscité ce maillage improbable. Ovide Coudé s'y est taillé un beau succès au chant, ce qui s'est ajouté aux bons mots que lui a valus son jeu à la guitare, tout au long du spectacle.

Une semaine plus tard, les mêmes complices ont remis ça dans un club de Calcutta, une institution établie il y a 60 ans. Là encore, le public a été soufflé, tant et si bien que deux propositions ont été soumises le lendemain. On a voulu organiser d'autres spectacles avec Mosaïque, un projet qui n'a pu se concrétiser pour une question d'horaire.

«Il y a plein de mélomanes au Bengale et l'une des choses qui les ont impressionnés, c'est la présence d'instruments comme le balafon, le banjo et le oud. Ils produisent des sons très différents», souligne Jayanta Guha. Tout comme le premier spectacle, celui du 17 janvier a fait l'objet d'un article dans le plus important journal du pays, le Times Of India.

Le groupe a aussi enregistré des pièces à Calcutta, en compagnie du Surojit. En attendant la sortie de l'album où elles figureront, ses fans de la région pourront l'entendre le 14 mars, au Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière. Notons que c'est à cet endroit que son premier spectacle avait été donné, il y a 20 ans.

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