L'exposition Charabia animal

Une autre vision de la communication

Charabia animal montre comment les animaux communiquent entre... ((Photo Rocket Lavoie))

Agrandir

Charabia animal montre comment les animaux communiquent entre eux, ce que font les orignaux, par exemple, au moyen de l'odorat. La responsable des communications au Musée du Fjord, Lily Gilot, croit que cette exposition attirera de 4000 à 5000 personnes d'ici au début de mai.

(Photo Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Les ados grommellent, les impatients klaxonnent et les spectateurs applaudissent, mais qu'en est-il du monde animal? De quelle manière communiquent les dindons, les lapins, les baleines et les orignaux? Pour le savoir, il suffit de rendre au Musée du Fjord de la Baie d'ici au 3 mai.

On y présente une exposition qui a pour titre Charabia animal. Créée par une institution à la vocation similaire, le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, elle a recours aux nouvelles technologies, ainsi qu'à de bons vieux objets, pour fournir des réponses qui sauront intéresser toutes les catégories d'âge.

« Le contenu est ludique, très interactif », décrit la responsable des communications, Lily Gilot. Pour le démontrer, elle met le pied sur les pastilles consacrées au singe vervet, grand imitateur devant l'Éternel. Celle représentant un aigle fait entendre un enregistrement du primate calqué sur le cri de l'oiseau de proie. Idem avec le léopard et le serpent.

Dans un autre îlot baptisé Territoire risqué, vous approchez d'un écran dominé par une sorte de gorille et un film apparaît. Voici un lion irrité, puis un coq, de même qu'un singe hurleur. Ils se manifestent bruyamment afin d'intimider les importuns.

Les animaux sont aussi d'humeur à fréquenter leur prochain, de temps en temps. C'est ce qu'illustre un dindon naturalisé dont le plumage spectaculaire a pour but d'attirer les femelles. Le résultat est plus esthétique qu'avec les grenouilles qui, en plus de chanter pour trouver une partenaire, se gonflent la gorge.

Faciles à manipuler et souvent attrayants, les modules comportent une foule d'informations auxquelles font écho les chaises conçues par les artisans de l'exposition. Leurs dossiers noirs épousent la silhouette d'un paon, d'un hippopotame, d'un chien, d'un chat ou d'un poisson. Il y a même un siège auquel a été rattachée la fausse queue d'un fauve!

Les odeurs constituent un autre moyen de communication efficace, tout comme les gestes posés par certains animaux. Ainsi apprend-on que l'abeille exécute des chorégraphies afin d'indiquer aux habitants de sa ruche qu'elle a trouvé du nectar. C'est tellement précis que la distance séparant l'essaim du somptueux banquet influe sur la nature de cette danse.

L'exposition arrive à point nommé, puisque la semaine de relâche approche à grands pas. L'an dernier, 1000 personnes ont visité le Musée du Fjord à cette occasion. En additionnant les familles, ainsi que les groupes scolaires et préscolaires, ça fait pas mal de monde à qui parleront les animaux.

« Nous ajouterons des activités, du contenu local. Il y aura sûrement quelque chose à propos des poissons », annonce Lily Gilot, qui croit que d'ici à la fin de l'exposition, Charabia animal attirera de 4000 à 5000 visiteurs. Rappelons qu'au cours de l'hiver, les portes du musée sont ouvertes du mardi au dimanche.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer