Sundace enchante Maxime

Maxime D. Pomerleau est native de Jonquière.... (Photo Le Quotidien, Courtoisie)

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Maxime D. Pomerleau est native de Jonquière.

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Le Quotidien

Une artiste originaire de Jonquière, Maxime D.-Pomerleau, vient de vivre une semaine exceptionnelle au Sundance Film Festival, un événement tenu dans l'Utah. Elle y a fait la promotion du court métrage Prends-moi, réalisé par André Turpin et Anaïs Barbeau-Lavalette.

Pendant une dizaine de minutes, le film décrit la rencontre de deux personnes handicapées dans la chambre d'intimité d'un CHSLD. Devant composer avec le syndrome McCune-Albright, qui l'oblige à se déplacer en fauteuil roulant, la comédienne incarne l'un des membres du couple aux côtés d'Alexandre Vallerand.

«C'est après avoir découvert l'existence d'une chambre d'intimité à Montréal qu'Anaïs a eu le goût de tourner cette histoire. Sachant que ça dérangeait des employés, elle a voulu savoir jusqu'où on pouvait aller, comme êtres humains, afin de permettre à des gens de vivre leur sexualité», a relaté Maxime D.-Pomerleau jeudi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

Familière avec le travail de la réalisatrice, elle s'est sentie en confiance tout du long. Ce ne serait pas «cheezy», pour reprendre son expression. On n'abuserait pas des bons sentiments, de la saccharine à la sauce hollywoodienne. Il y aurait de la nudité, mais encore là, dans une juste mesure.

«Il aurait été facile de tomber dans le '' freak show '', mais les scènes ont été soigneusement préparées. C'est très placé et ça donne un film à la fois audacieux et lumineux, du genre qui suscite la réflexion. On y présente d'autres standards de beauté», fait valoir Maxime D.-Pomerleau.

Une expérience gratifiante

La carrière de Prends-moi a démarré en septembre, alors que plusieurs membres de l'équipe, dont Maxime D.-Pomerleau, ont assisté à la grande première tenue dans le cadre du Festival international du film de Toronto. La comédienne a ensuite fait le voyage à Vladivostok, en Russie, avant de vivre l'expérience de Sundance.

Le festival fondé par Robert Redford ne pouvait faire autrement que de charmer la cinéphile en elle. «Je me souviens à quel point j'ai été fière lorsque Sébastien Pilote y a présenté Le vendeur. Des journalistes provenant de 30 à 40 pays couvrent cet événement. Juste d'y être, pour moi, c'était extrêmement gratifiant», confie la jeune femme.

À quelques heures de son retour au Québec, elle acceptait de bon gré la fatigue résultant des longues journées, du tourbillon incessant. Parmi ses bons souvenirs, les trois périodes de questions et réponses auxquelles a participé la Jonquiéroise figurent en bonne place. «On m'a beaucoup parlé du processus de création de Prends-moi», raconte-t-elle.

Le fait que le court métrage ait été projeté dès le premier soir aux côtés de SMILF, gagnant du volet compétitif, a constitué une autre plus-value. Le buzz qui portait cette production américaine a rejailli sur lui. Plus de gens y ont été exposés, si bien que la Jonquiéroise a été abordée à maintes reprises, même à l'extérieur des salles de cinéma.

Elle qui exerce le métier de scénariste, qui souhaite décrocher d'autres rôles en tant que comédienne, a aussi profité du séjour dans l'Utah pour élargir son réseau de contacts. La délégation québécoise était imposante, comme celle du Canada anglais. «C'était le fun de vivre la fébrilité du festival avec des gens de chez nous», rapporte Maxime D.-Pomerleau.

S'il n'en tient qu'à elle, la prochaine sortie en lien avec Prends-moi aura lieu en mars, pendant le festival Regard sur le court métrage au Saguenay. La programmation n'est pas encore dévoilée, mais on présume que ses chances sont bonnes. «Regard figure dans mon agenda depuis six mois. Je serais contente qu'on y projette le film», affirme la comédienne.

Ajoutons que Maxime D.-Pomerleau participe au spectacle Variations pour corps multiples, une production de la compagnie Corpuscule Danse, et qu'elle pratique le webjournalisme en s'attachant plus spécifiquement aux questions culturelles. Ces formes d'engagement témoignent de son désir de vivre avec le syndrome McCune-Albright, au lieu d'y voir une fatalité.

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