Une vie pour deux, présentée samedi

Une réflexion sur le sens de la vie

Jean-François Casabonne, Rachel Graton et Violette Chauveau défendront... ((Courtoisie))

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Jean-François Casabonne, Rachel Graton et Violette Chauveau défendront la pièce Une vie pour deux, samedi, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Les gens qui assisteront à la pièce Une vie pour deux, samedi à 20 h, se verront servir une large tranche d'humanité. Ce drame écrit par Évelyne de la Chenelière, interprété par Violette Chauveau, Jean-François Casabonne et Rachel Graton, montre comment la découverte d'un cadavre peut nourrir la réflexion sur le sens de la vie.

Le texte s'appuie sur une histoire vraie, celle de l'auteure Marie Cardinal et de l'homme de théâtre Jean-Pierre Ronfard. Comme le couple qui apparaîtra à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, à l'invitation du Théâtre La Rubrique, ces personnes séjournaient en Irlande lorsqu'au gré d'une promenade, un corps sans vie s'est profilé sur une plage.

« Le couple avait planifié ce voyage pour faire le bilan de son union. Après avoir élevé ses enfants, il a ressenti le besoin de se retrouver et la découverte du cadavre est devenue un prétexte pour régler des affaires », rapporte Violette Chauveau, qui assume le rôle de l'épouse.

Tout en essayant d'imaginer ce que fut l'inconnue trouvée sur la plage, une démarche qui amène ce personnage à prendre vie sur la scène, les touristes se rapprochent de leur vérité à eux. La dame réalise alors que des mots lui échappent. Elle dont les capacités intellectuelles suscitent l'admiration est en train de devenir aphasique.

« Il s'agit d'un hymne à la vie, puisque cette femme veut demeurer l'amoureuse de son homme. Elle lutte. Elle désire vivre à tout prix et se montre à la fois forte et fragile, fait observer Violette Chauveau. Même si je ne porte pas les mêmes angoisses, à certains moments, moi aussi ça vient me chercher. »

États de grâce

La pièce Une vie pour deux a été créée à l'Espace Go il y a quatre ans. Les interprètes des rôles principaux sont les mêmes depuis le début et, au gré des reprises, des tournées qui les ont menés partout au Québec, de même qu'au Canada anglais, ils ont développé une complicité exceptionnelle.

« C'est super agréable de jouer aussi longtemps. Moi et Jean-François, on connaît tellement bien cette partition qu'on est détendus. À forcer de travailler ensemble, on arrive à se surprendre. On vit parfois des états de grâce », relate Violette Chauveau.

La densité du propos exerce aussi un effet sur le public, dont l'écoute est exceptionnelle. Les comédiens sentent que les spectateurs mesurent les enjeux. « La vue du cadavre ramène mon personnage à sa mort, relate l'interprète. Elle confronte cette femme au vieillissement, au désir. Elle se pose des questions, se demande si son compagnon la trouve encore belle. »

Violette Chauveau connaissait Jean-Pierre Ronfard et Marie Cardinal, tandis que leur fille, Alice Ronfard, a assuré la mise en scène d'Une vie pour deux. On pourrait croire que la situation était délicate, les répétitions teintées de mélancolie, mais ce ne fut pas le cas.

« Ça s'est fait de façon ludique, Alice ayant assez de recul pour pouvoir rire de certaines situations. C'était bien, aussi, parce qu'à chaque fois que je me demandais comment dépeindre tel ou tel aspect de Simone (l'alter ego de Marie Cardinal), il suffisait que je l'entende parler pour obtenir ma réponse », indique la comédienne.

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