Six soirées de slam à compter de mardi

Les mots danseront au Bar à Pitons

Marilyne Renaud et Anick Martel invitent les amateurs... ((Photo Michel Tremblay))

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Marilyne Renaud et Anick Martel invitent les amateurs de slam à assister à la première des six soirées tenues au Bar à Pitons de Chicoutimi, mardi prochain. Les billets sont vendus au coût de 3 $, mais on peut aussi se procurer un macaron qui tient lieu de passeport, pour aussi peu que 10 $.

(Photo Michel Tremblay)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Après l'impro, voici le slam.

Cette forme d'expression qui, pour employer la jolie formule d'Anick Martel, constitue «la rencontre des mots et de l'art oratoire», aura droit de cité au Saguenay à compter de mardi. Ce jour-là, à 20h, le Bar à Pitons de Chicoutimi sera le théâtre de la première d'une série de six soirées consacrées au slam.

Ce sera l'occasion de voir - et surtout d'entendre - 12 artistes de la région engagés dans une compétition amicale. Chacun arrivera avec un texte écrit de sa main, lequel sera livré par ses soins, sans musique et dans un maximum de trois minutes. Un jury formé de membres du public déterminera quels seront les cinq participants sélectionnés en vue de la deuxième ronde.

«Il faudra donc produire deux pièces au total, des poèmes en vers libres. La personne qui gagnera aura accès à la demi-finale tenue en juin ou en juillet», précise Anick Martel, qui assume le rôle de slammestre, ce qui signifie qu'elle est responsable des activités liées au slam sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'animation des six soirées a été confiée à sa partenaire, la comédienne Marilyne Renaud. «Elle va réagir aux slams qui seront proposés, tout en étant un peu arbitre et maître du temps. Il faut avoir l'esprit vif pour s'acquitter de cette mission», énonce l'auteure et comédienne.

Ouverture vers le hip-hop

Anick Martel a élaboré ce projet à la suite d'une rencontre avec le slammeur Ivy. Après avoir vu émerger des équipes de slam un peu partout au Québec, il ne comprenait pas l'absence d'une cellule active au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l'une des régions les plus fécondes en matière de création culturelle.

«Ça me tentait et j'ai accepté de me lancer», raconte la jeune femme. Elle a écrit à une trentaine de personnes qui, toutes, ont exprimé de l'intérêt pour cette initiative. Une dizaine d'autres se sont ajoutées à la fin de septembre, par l'entremise d'une page Facebook, ce qui a mené à une rencontre préparatoire le mois suivant, en présence d'Ivy.

Avant d'accepter un groupe de la région au sein de la Ligue québécoise de slam, il a posé trois conditions. Il fallait organiser six soirées au cours de l'année, trouver quelqu'un pour les animer et respecter les règles imposées par la ligue. Si tel est le cas, le Saguenay-Lac-Saint-Jean joindra ses rangs bien avant le retour des Nordiques à Québec.

«On a effectué un test avec 14 slammeurs en décembre et une quarantaine de personnes y ont assisté. Comme la salle peut en contenir 60, je crois que nos six soirées de slam-poésie joueront dans ces eaux-là. Les billets coûtent 3$, mais on vend aussi un macaron à 10$ qui tient lieu de passeport», rapporte Anick Martel.

Quant aux participants, ils comprennent des comédiens et des auteurs, mais aucun membre de la communauté hip-hop, à laquelle la slammestre lance une invitation. «C'est une autre gang et une autre façon de dire les choses», fait-elle valoir. Pour la joindre, il suffit de téléphoner au numéro 418-815-1491 ou d'écrire à l'adresse slam.saguenay.lac@gmail.com.

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