Carolyne Gauthier

Une performance pour évoquer l'hyperprésence

Carolyne Gauthier... (Courtoisie)

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Carolyne Gauthier

Courtoisie

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Daniel Coté
Le Quotidien

L'hyperprésence se trouve au coeur de la démarche de Carolyne Gauthier, qui complète une maîtrise en art à l'UQAC. C'est un concept qu'elle a eu le goût d'explorer après avoir vu ses collègues utiliser le mot présence en plusieurs occasions, au fil de leur cheminement académique.

«J'ai voulu approfondir ça, ajouter ma sauce en me plaçant dans un état de vulnérabilité", a expliqué l'étudiante mercredi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien. C'est ce dont témoignera la performance qu'elle livrera demain à 19 h, au Pavillon des arts de l'université.

Intitulée À sa rencontre, elle débutera à l'intérieur du Studio-Théâtre, où le public sera plongé dans un espace sonore d'autant plus enveloppant que la pièce sera faiblement éclairée. Différentes stratégies inciteront les gens à s'approcher de Carolyne Gauthier, qui sera seule et silencieuse.

«J'utiliserai les nouvelles technologies afin d'interagir avec les visiteurs. Je créerai un effet de vulnérabilité qui a pour but de produire de l'empathie. Si on peut parler d'hyperprésence dans ce contexte, c'est en raison des émotions générées par les gens. Elles provoquent une rencontre sensible, un moment où on se sent très présent», énonce l'universitaire.

Précisant que l'entrée est gratuite, comme c'est le cas pour tous les projets de maîtrise, elle souhaite accueillir le plus grand nombre de personnes possible, ce qui prolongera d'autant la durée de la performance. Ensuite, comme tous les finissants, Carolyne Gauthier troquera le statut d'étudiante pour celui de professionnelle.

Cette perspective n'effraie pas la jeune femme originaire de Cap-Chat, en Gaspésie. Son désir de creuser le sillon de l'hyperprésence, par le biais de la performance, constitue une piste féconde. Ajoutez ses talents de comédienne et de chanteuse et ça donne plein de possibilités qui, à l'en croire, ont été bonifiées par son passage à l'UQAC.

«Je recommande cette université pour ceux qui veulent faire une maîtrise parce que l'interdisciplinarité façonne les artistes. Nous vivons à une époque où la polyvalence constitue un atout», énonce celle qui est arrivée au Saguenay en 2007 afin d'amorcer un baccalauréat en art.

Dcote@lequotidien.com

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