L'exposition Quitter la Terre, à Langage Plus

La belle utopie de Barth

La pièce de résistance de Quitter la Terre... ((Photo Gimmy Desbiens))

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La pièce de résistance de Quitter la Terre est sans aucun doute la capsule spatiale qui trône au milieu de la grande salle d'exposition de Langage Plus.

(Photo Gimmy Desbiens)

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Joël Martel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Quitter la Terre? C'est à ce périple ambitieux auquel nous convie l'artiste Guillaume Barth avec son exposition qui se tiendra jusqu'au 25 janvier à Langage Plus.

Artiste originaire de Strasbourg, Guillaume Barth a conçu son exposition intitulée Quitter la Terre à l'occasion du programme Résidences croisées Alsace, France/Saguenay-Lac-St-Jean, Québec. Les oeuvres qui en résultent nous laissent découvrir un créateur à l'imaginaire à la fois contagieux et stupéfiant.

Présentée en deux volets, Quitter la Terre débute par une présentation de dessins abstraits à l'esthétisme hypnotisant. Au premier coup d'oeil, on croit tout d'abord être en présence d'une série d'oeuvres à l'encre noire reproduisant notamment les traces incendiées résultant d'un décollage de navette. Or, lorsqu'on apprend la démarche derrière cette collection, c'est l'étonnement qui nous gagne.

Pour la petite histoire, c'est lors d'une excursion en forêt que Barth aurait mis la main sur un champignon sauvage ayant attiré son attention. Au retour de sa promenade, Barth aurait entreposé le champignon pour ensuite le retrouver le lendemain dans un état liquide. En effet, c'est là une propriété inusitée du champignon Coprin noir d'encre. Le résultat a donc inspiré l'artiste à retourner en forêt, afin d'en cueillir de nombreux exemplaires et ainsi, laisser la nature faire de l'art.

La série d'oeuvres est donc le fruit d'une insolite collaboration de Barth et de la magie de la nature. Outre l'aspect esthétique, ces oeuvres ont aussi une propriété organique qui fait en sorte que chaque oeuvre, au fil des jours, subit une évolution.

De la Terre jusqu'au ciel

Malgré le caractère fabuleux de cette série d'oeuvres, il reste que la grosse pièce de résistance de Quitter la Terre est sans aucun doute le second segment de l'exposition. Présenté dans la grande salle d'exposition de Langage Plus, ce segment propose une imposante capsule spatiale. Fabriquée à partir d'une structure solide, pouvant facilement supporter le poids d'un individu moyen, ladite structure est ensuite recouverte de couvertures thermiques. Ce matériel, ressemblant à de l'aluminium, est curieusement opaque et transparent à la fois.

À l'intérieur de la capsule, une chaise en bois est disposée et face à l'ouverture de la capsule, qui sert de porte d'entrée, on peut apercevoir sur le mur une image suréclairée, créant une espèce de mimétisme d'une image projetée.

Ce qui ajoute au plaisir de voir cette oeuvre, c'est que les visiteurs peuvent y entrer et s'y asseoir. Ainsi, selon le tempérament du visiteur, on pourra s'émerveiller tel un enfant ou y étouffer, tel un adulte.

On le dit souvent, mais l'art visuel est beaucoup plus accessible qu'on ne le laisse croire. Avec Quitter la Terre, et principalement avec sa pièce de résistance, on a ici affaire à une oeuvre où le génie créatif se frotte à l'universel. À voir sans faute!

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