Festival du film de montagne de Banff

Dominer la nature au lieu de la contempler

Le film Happy Winter met en scène le... ((Courtoisie))

Agrandir

Le film Happy Winter met en scène le Norvéien Andreas Fransson, qui a trouvé la mort dans une avalanche il y a quelques mois. Il sera projeté le 29 janvier, à Chicoutimi, dans le cadre de la tournée québécoise du Festival du film de montagne de Banff.

(Courtoisie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Elle est bien révolue, l'époque où l'amour de la nature ne s'exprimait qu'à travers une forme de contemplation. Une nouvelle génération transforme les parcs, les sites les plus sacrés, en terrains de jeux. Certains poussent l'expérience tellement loin qu'ils en viennent à tutoyer la mort, ce qu'illustrera la tournée québécoise à laquelle est associé le Festival du film de montagne de Banff.

Entre le 14 janvier et le 2 mars, une sélection des meilleurs films projetés au cours de l'édition 2014 sera présentée dans 18 villes. L'unique escale au Saguenay-Lac-Saint-Jean est prévue pour le 29 janvier à 19 h, à l'Auditorium Daniel-Vaillancourt de la Polyvalente Charles-Gravel de Chicoutimi.

Le programme comprend neuf productions dont la durée oscille entre trois à 53 minutes. La plus émouvante est l'une des plus brèves, soit une oeuvre d'une durée de huit minutes intitulée Happy Winter. Ce document d'origine suédoise évoque la mémoire du norvégien Andreas Fransson, un skieur extrême qui a perdu la vie dans une avalanche, en septembre.

« C'est la même avalanche qui avait emporté le Québécois JP Auclair, un événement qui était survenu dans les Andes. Ce film est donc très particulier. Il montre un gars qui se rendait toujours à la limite. Il est touchant », décrit Magalie Difolco, porte-parole de la tournée québécoise.

Le dépassement de soi

Le goût du risque imprègne la plupart des productions, ce qui inclut The Ridge. Ce film écossait met en scène Danny MacAskill, une légende du vélo trial qu'on voit rouler sur la Cullin Ridge, une crête dont le dossier de presse affirme qu'elle intimiderait même une chèvre de montagne. Au-delà de l'audace, on apprécie la poésie des images, l'homme si petit, si insignifiant, face à une nature prête à l'avaler.

Les héros ne sont pas tous masculins, puisque Wild Women - Faith Dickey donne la vedette à une femme dont la vie ne tient, littéralement, qu'à un fil. « Elle est dans les airs et il lui arrive de ne pas porter de harnais. C'est une autre personne qui joue avec la limite », affirme Magalie Difolco.

Elle précise que la sélection effectuée par un vétéran de la tournée québécoise, le producteur Stéphane Corbeil, réunit les films qui ont le plus de chance de rejoindre la sensibilité locale. La nouvelle cuvée se déploie sur 2 h 30 et chaque projection donne lieu à des interventions fournissant un éclairage supplémentaire à propos des films.

« Ça attire des amateurs de plein air, ainsi que de sports extrêmes. Il y a beaucoup de jeunes, mais aussi des personnes plus âgées. En règle générale, le public assiste aux projections afin d'explorer la notion de dépassement de soi. Les films constituent une source d'inspiration », avance Magalie Difolco.

Les films sont diffusés en mode HD et pour réserver une place en vue de la séance du 29 janvier, la meilleure option consiste à se diriger à l'adresse www.banffquebec.cq. La tournée est organisée par le magazine Espaces, qui se donne pour vocation de couvrir les activités de plein air.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer