Chicoutimien responsable de la collection d'art de Loto-Québec

Louis Pelletier quitte son poste

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Louis Pelletier, conservateur de la Collection Loto-Québec, originaire de Chicoutimi, quittera ses fonctions en 2015.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le gestionnaire de la collection Loto-Québec depuis 35 ans, Louis Pelletier, originaire de Chicoutimi, quittera ses fonctions au cours de l'année 2015. Ce départ rend incertain l'avenir d'une des collections d'oeuvres d'art d'entreprises les plus importantes du Canada.

«Je ne connais pas le sort de la collection pour l'avenir. Je quitterai mes fonctions en 2015 et la décision appartiendra aux gestionnaires de la société d'État», a fait savoir celui qui a fait l'acquisition de 4850 oeuvres au cours des 35 dernières années.

Depuis 1986, Loto-Québec fait l'acquisition de nouvelles oeuvres pour la collection, à hauteur d'un centième de 1 pour cent de ses revenus bruts. «Le budget annuel va être modifié, mais ça représentait autour de 400 000$ par année, ce qui est plus que beaucoup de nos musées nationaux», fait valoir celui qui est aussi artiste graveur.

C'est d'ailleurs comme artiste que Louis Pelletier a eu ses premiers contacts avec Loto-Québec.

«En 1979 j'ai reçu la commande d'une oeuvre de Michel Labrosse, qui était à l'époque directeur des affaires publiques chez Loto-Québec, pour remettre comme cadeau dans le cadre d'activités de relations publiques. Je lui ai suggéré de faire un concours pour trouver des artistes. Il a trouvé l'idée bonne et m'a demandé de m'en occuper. Je suis alors devenu son expert-conseil et en 1985 on a créé une deuxième collection d'acquisitions, dont je suis le conservateur aujourd'hui», raconte Louis Pelletier.

La collection représente tout un défi à gérer.

«En plus de faire des expositions en région, de faire des acquisitions d'oeuvres (60 nouvelles oeuvres récemment), il faut les recevoir, les mesurer, les photographier, les envoyer aux encadrements, les numéroter, les répertorier, faire un suivi des oeuvres que l'on a prêtées. La collection est gérée comme une oeuvre muséale», précise-t-il.

Depuis 1986, la collection Loto-Québec se promène partout en province. Les oeuvres se retrouvent dans différents bureaux de la fonction publique et plus récemment dans les centres de santé et de services sociaux (CSSS). «Le ministère de la Santé remet des prix annuellement à des établissements qui se distinguent. Nous contribuons à ces reconnaissances en prêtant des oeuvres d'artistes pour une durée de dix ans aux CSSS reconnus par le ministère», élabore le conservateur.

Louis Pelletier se dit également très fier d'avoir fait l'acquisition d'oeuvres d'artistes québécois vivants.

«Acheter des oeuvres d'artistes décédés, ça nous apparaissait comme un geste pour aider les spéculateurs d'oeuvres d'art et ça n'aide pas beaucoup les artistes; on laisse ce rôle-là aux musées», nuance le conservateur.

Prix des oeuvres

Le prix de certaines oeuvres entre souvent en considération quand vient le temps d'acheter des tableaux. «Il ne faut pas se leurrer, il y a des artistes qui pensent que parce que c'est Loto-Québec qui achète une peinture, le tiroir-caisse va sonner et qu'on est capables de tout leur passer. C'est mon rôle de surveiller les prix d'acquisition et je refuse les oeuvres surévaluées», indique Louis Pelletier, qui a toujours insisté pour soutenir les artistes en région.

Louis Pelletier souhaite que la collection continue, car le milieu des arts visuels est mal traité et la collection est un bon support pour le rayonnement des artistes. La collection Loto-Québec a consacré près de 9 millions$ au soutien du milieu des arts visuels depuis 1979.

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