«Femmes de couleurs et de paysages chimiques» de Chanterel Gagnon

Une exposition née d'accidents

Chanterel Gagnon est heureuse de présenter 23 oeuvres... ((Photo Michel Tremblay))

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Chanterel Gagnon est heureuse de présenter 23 oeuvres conçues dans les deux dernières années, au cours d'une exposition tenue à l'Hôtel Chicoutimi. Elle a pour titre Femmes de couleurs et de paysages et regroupe des tableaux abstraits et figuratifs.

(Photo Michel Tremblay)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Chanterel Gagnon aime les accidents. Elle amorce un tableau de facture abstraite avant de pratiquer un détournement d'oeuvre qui résulte en un portrait. Il lui arrive également de faire l'inverse, ou de tirer profit d'une gaffe - un filet de peinture échappé sur la toile, par exemple - afin de s'adonner à un exerce de «dripping» comme ceux qui ont ponctué ses études en arts à l'Université Laval.

C'est ainsi qu'est née l'exposition Femmes de couleurs et de paysages chimiques, présentée jusqu'à la fin de janvier à La Galerie de l'Hôtel Chicoutimi. Pendant deux ans, l'Almatoise a créé 23 acryliques en profitant du fait que ses deux enfants sont un peu plus grands, que son temps est moins compté. Jamais elle n'avait présenté le fruit d'une séquence aussi féconde.

«J'avais envie de produire une exposition ayant une facture cohérente au niveau des couleurs et des détails. Je suis contente de montrer ça aux gens, surtout que la salle est bien éclairée. Ils peuvent voir de belles images qui nourriront leur imaginaire», a raconté Chanterel Gagnon il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée au journal.

Le titre de l'exposition est justifié par une série de portraits de femmes. Celles-ci recoupent plusieurs nationalités et sont représentées avec un luxe de couleurs. «Je voulais montrer des femmes fortes et colorées, mettre en lumière leur créativité. Souvent, en travaillant sur ces tableaux, je pensais à mes amies artistes», confie la Jeannoise.

C'est ce que montre la toile Femmes de couleurs, qui a constitué le point de départ de cette série. Dans la même foulée, Tisseuse de bonne aventure fait l'amalgame entre les fils que tient cette dame et sa coiffe spectaculaire. Une aura mystérieuse enveloppe ce personnage qui regarde à côté du spectateur, comme pour installer une distance.

Une autre séquence, qu'on pourrait appeler sa série grise, fait référence aux paysages chimiques évoqués dans le titre de l'exposition. «C'est comme des réactions chimiques et le gris fait ressortir les couleurs. Sur L'univers fécond, par exemple, on voit des explosions, des formes qui semblent avoir été créées par les forces de la nature. J'ai imaginé ces choses dans ma tête», décrit Chanterel Gagnon.

Sensible à la solennité de l'événement, l'artiste a voulu ajouter une pierre à l'exposition, un tableau complété dans la soirée précédant l'accrochage. Au risque de rogner sur son temps de sommeil, elle a conçu Burrio Polypus, un grand format où le regard est accaparé par une forme étrange, moitié pieuvre, moitié bourgeon.

«Elle flotte dans l'espace», constate la jeune femme, dont une nouvelle exposition est prévue pour l'été 2015, à la bibliothèque municipale d'Alma.

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