De retour dans la région en avril

Inusable Robert Charlebois

Que voit Robert Charlebois? Peut-être les fans de... ((Photo Pascal Ratthé))

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Que voit Robert Charlebois? Peut-être les fans de la région qui assisteront au spectacle donné le 25 avril, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

(Photo Pascal Ratthé)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) L'un des spectacles les plus attendus de 2015 sera celui de Robert Charlebois. Il se pointera au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi le 25 avril, flanqué d'une dizaine de musiciens. Ce sera l'occasion de revisiter son répertoire dans la foulée de la compilation intitulée 50 ans 50 chansons.

«C'est l'un des plus gros ensembles que j'ai eu la chance d'amener sur la route. Il y a deux ''drums'', des cuivres, un violoneux qui est également un tapeux de pied. On respecte les arrangements originaux et moi-même, je ne joue pas de la guitare et je parle très peu. Toute l'énergie passe dans les interprétations», a mentionné le grand frisé récemment, lors d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Robert Charlebois dit chanter mieux que jamais grâce à des cours suivis il y a une quinzaine d'années. Son professeur, qui enseignait aussi à Johnny Halliday, lui a montré à ménager sa monture. «Au début de ma carrière, c'était catastrophique. Les problèmes de voix, les journées de silence imposé, ça m'enlevait mon plaisir, alors qu'aujourd'hui, c'est tout le contraire. Vieillir, il faut que ça serve à quelque chose», lance-t-il avec humour.

Une autre source de contentement tient à sa section de cuivres, qui se moule élégamment aux versions originales tricotées par le Jazz Libre du Québec. «J'ai toujours aimé ça et l'important est que les musiciens soient toujours les mêmes. Les miens sont là depuis 15 ans», se réjouit le compositeur de Tout écartillé.

Le retour des mal-aimés

Ce que montre la présente tournée, c'est qu'en dépit de ses 70 ans, Robert Charlebois tient la forme. Il peut faire honneur à ses brûlots rock, autant qu'à ses ballades, ainsi que l'ont constaté ceux qui ont eu l'occasion de le voir au printemps dernier, dans le cadre du Festival de la chanson de Tadoussac.

«L'énergie est la clé de tout et il faut en profiter quand la capacité est encore là, note le chanteur. Quant à la limite, elle est établie par le public. Il faut qu'il ait envie de te voir et sur ce plan, je me considère chanceux. Je suis l'un des seuls, avec Ginette Reno, qui remplit encore ses salles.»

Toujours à Tadoussac, il était remarquable de voir à quel point les spectateurs appréciaient les succès des années 1980 et 1990, pas juste les classiques comme Ordinaire et Fu Man Chu. Les mal-aimés que furent Les talons hauts et Je t'aime comme un fou, entre autres, avaient été chaudement plébiscités.

«Ça évoque toutes sortes de choses pour les gens. Certains se sont mariés là-dessus. D'autres ont divorcé», fait observer l'artiste. Il ne s'excuse pas d'avoir fait de la variété, comme on dit en France. Ce qui lui importe, c'est qu'une chanson soit belle, sans égard à l'étiquette qu'on voudra lui accoler.

De longues fréquentations

L'humour constitue une autre ligne de force et dans la tournée 50 ans 50 chansons, il se manifeste au cours de l'interprétation de Madame Bertrand, clin d'oeil aux anciens courriers du coeur où certains cherchaient l'âme soeur. «Tous les soirs, il y a une madame Bertrand sur la scène, une femme qui vient du public. Parfois, c'est génial. Parfois, c'est catastrophique», résume Robert Charlebois avec un sourire dans la voix.

Sa prochaine incursion au Saguenay-Lac-Saint-Jean prolongera des fréquentations amorcées dans les années 1960, au temps des boîtes à chansons. Il évoque avec émotion des bons plats que mitonnait une belle-soeur de son père, établie au Saguenay. Elle l'accueillait en marge des spectacles donnés à l'Auditorium Dufour de Chicoutimi.

Son souvenir le plus marquant est d'un autre ordre, cependant. C'était à l'époque où l'homme était partenaire au sein d'une brasserie artisanale. Une tournée estivale l'avait conduit au Lac-Saint-Jean. «Je me souviens d'un spectacle à Val-Jalbert, au temps d'Unibroue. Il y avait la pleine lune et il faisait 22 degrés. C'était magique», raconte Robert Charlebois.

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