Paul Daraîche et ses invités à La Baie

Un spectacle à son image

L'invité surprise de Paul Daraîche, Mario Pelchat, a... ((Photo Rocket Lavoie))

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L'invité surprise de Paul Daraîche, Mario Pelchat, a fait le bonheur des spectateurs présents au Théâtre du Palais municipal de La Baie.

(Photo Rocket Lavoie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(LA BAIE) En Gaspésie comme au Saguenay, Noël, ça se passe en famille et entre amis. Paul Daraîche a ouvert bien grandes les portes de son Réveillon, hier soir à La Baie, invitant les régionaux à un spectacle à l'image de l'homme: humble, sympathique et généreux.

Le vieux routier de la scène country québécoise avait plusieurs surprises dans sa besace lorsqu'il s'est pointé au Théâtre du Palais municipal avec sa mouture des plus belles chansons festives. Il avait bien sûr sa guitare, la voix rauque et chaleureuse qui a fait sa renommée et une brochette de musiciens de talent venus l'appuyer. Il avait aussi une carte cachée en Mario Pelchat, un invité de marque que la plupart des spectateurs n'attendaient pas. Quand le fils de Dolbeau-Mistassini est apparu sur scène après deux chansons, les applaudissements n'ont pas tardé à retentir depuis les premières loges.

«J'ai envie de squatter ta scène un petit peu plus longtemps. Je me sens un peu comme en famille ici», a lancé l'interprète de Pleurs dans la pluie en guise de clin d'oeil à ses compatriotes, après avoir habilement exécuté un duo avec son copain de longue date.

La famille, c'était ce qui comptait le plus hier soir chez Paul Daraîche. La fougueuse Laurence Jalbert n'a certes aucun lien de parenté avec le chanteur, mais ses racines gaspésiennes font d'elle une soeur. La rouquine a d'ailleurs paru ravie de partager la scène avec le chanteur et de marier sa voix à celle du Roi du country. L'amalgame était fort réussi: deux voix un tantinet éraillées, mais toujours justes. Paul Daraîche et Mario Pelchat donnaient la même impression de communion vocale, malgré la différence de leurs registres. Les trémolos du Jeannois ajoutaient de la texture, du relief à la voix de Daraîche. Quand Laurence Jalbert s'est jointe aux deux hommes pour la finale du traditionnel Sentier de neige, il y avait là une harmonie réconfortante, presque aussi touchante qu'un baiser sous le gui. Beau mariage de cordes vocales, aussi, sur 23 décembre, ce classique de Beau Dommage qui n'a pas manqué de faire taper quelques pieds.

Reels

Bien que la salle soit demeurée plutôt tranquille tout au long de la soirée, les reels endiablés des violonistes André Proulx et Myriam Gagné ont déclaré, à grands coups d'archets, qu'il était maintenant permis de s'abandonner corps et âme à la magie des Fêtes. Les classiques interprétés par Paul Daraîche, de Vive le vent à Petit Papa Noël, ont laissé la joie et la familiarité se frayer un chemin entre les allées et se faufiler dans les coeurs, semant des doses de réconfort ça et là. Les anges dans nos campagnes, version country, a laissé toute la place aux proches de Paul Daraîche: sa soeur, Julie, et sa nièce, Danny, ont apposé leur touche personnelle à ce cantique revisité que les gens ont apprécié.

Après avoir livré Noël sans amour, un cadeau d'André Gagnon et de Luc Plamondon, Paul Daraîche a fièrement présenté son fils, Dan, un as de la batterie, et sa plus jeune fille, Émilie. Elle était l'incarnation d'un ange descendu du ciel pour faire aller sa magie sur Marie-Noël, sans aucune fausse note. Au moment de quitter le Théâtre du Palais municipal, heure de tombée oblige, c'était au tour de Katia, une autre fille de l'hôte de la soirée, de mettre son grain de sel à ce spécial du temps des Fêtes livré avec sincérité, dans le plus pur respect des traditions.

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