Avenir du Conservatoire de musique de Saguenay

Hélène David ranime l'espoir

Représentant des professeurs du Conservatoire de musique de... ((Photo Rocket Lavoie))

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Représentant des professeurs du Conservatoire de musique de Saguenay, Pierre Lamontagne a apprécié les propos tenus par la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Hélène David, lors d'une vidéoconférence tenue hier. Elle a affiché une ouverture d'esprit qui le rassure pour la suite des choses.

(Photo Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Hélène David, s'est montrée rassurante à propos de l'avenir du Conservatoire de musique de Saguenay, hier avant-midi. S'exprimant par le biais d'une vidéoconférence, elle a montré à ses interlocuteurs du Saguenay que le sort de cette école lui tenait à coeur.

« Nous avons échangé pendant une heure et je sors content de cette rencontre. J'ai perçu une grande ouverture d'esprit, une réelle écoute. En même temps, j'ai senti que la ministre croyait à l'institution », a mentionné le président du Syndicat des professeurs du Conservatoire de musique de Saguenay, Pierre Lamontagne, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

Hélène David devait se rendre à Chicoutimi, sauf qu'une tempête a perturbé ses plans. C'est donc par le truchement des ondes qu'elle a discuté pendant une heure avec un groupe comprenant la directrice générale par intérim du Conservatoire de musique de Chicoutimi, Louise Bouchard, un représentant des étudiants, ainsi que la directrice générale par intérim du réseau des conservatoires, Danielle Dubé.

Il a été question de la mission du conservatoire, notamment de sa contribution à la vie culturelle, qui rayonne bien au-delà du bâtiment de la rue Jacques-Cartier, à Chicoutimi. La ministre a souhaité obtenir plus d'informations à ce sujet. Elle a aussi évoqué la nécessité de trouver d'autres sources de financement puisqu'à brève échéance, le gouvernement ne sera pas en mesure d'apporter de l'argent neuf.

« Madame David a dit qu'elle travaillait déjà là-dessus, avec certaines personnes. Elle juge important de maintenir l'enseignement supérieur en région et il reste à voir comment. L'idée, c'est de reconstruire lentement, mais sûrement », fait remarquer Pierre Lamontagne.

L'heure n'était pas aux engagements définitifs, faut-il dire. Il s'agissait d'une prise de contact, ce qui a permis de reléguer à l'arrière-plan la crise qui avait éclaté en septembre. Rappelons qu'à ce moment-là, le conseil d'administration du réseau avait concocté une stratégie prévoyant l'élimination de toutes les composantes, hormis les conservatoires de musique de Montréal et Québec.

« Nous avons peu parlé de la crise, sauf pour s'entendre sur le fait que cet épisode n'a été plaisant pour personne », décrit Pierre Lamontagne. Depuis ces jours de grande morosité, il laisse entendre que la pression est retombée au sein de l'institution régionale. L'espoir est même revenu, un sentiment qu'a renforcé l'échange d'hier, qui ne sera pas le dernier.

Hélène David compte en effet récidiver au début de 2015, cette fois en se déplaçant à Chicoutimi. Ce sera l'occasion d'élargir le débat en invitant d'autres acteurs de la vie régionale dont les chemins croisent ceux du conservatoire. « L'un d'eux est le comité fondé par le chef de l'Orchestre symphonique, Jacques Clément. En plus de défendre le conservatoire, il réfléchit à son avenir », indique Pierre Lamontagne.

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