Patrice Michaud à Jonquière

Bon chanteur, fin conteur

Fin causeur que ce Patrice Michaud qui était en spectacle hier soir sur la... (Michel Tremblay)

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Michel Tremblay

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Roger Blackburn
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Fin causeur que ce Patrice Michaud qui était en spectacle hier soir sur la scène du Café-Théâtre Côté-Cour à Jonquière. Pas vantard le jeune homme, mais il est tout de même monté sur scène avec en poche le Félix du meilleur album folk du dernier gala de l'ADISQ.

Le spectacle devait être présenté au Théâtre Palace Arvida, mais on l'a déménagé au Côté-Cour pour cause de mauvais état de santé du Palace. " On aurait pu vendre deux fois plus de billets ", m'a glissé à l'oreille un membre de Diffusion Saguenay qui produisait le spectacle alors que la petite salle intimiste était pleine avec 140 spectateurs.

Raconteur

Fin causeur et beau parleur cet auteur-compositeur-interprète qui raconte entre les chansons comme Fred Pellerin chante entre les contes.

Pas vantard, dit-il, mais la chanson Je cours après Marie en est à sa quatrième semaine au sommet des palmarès radio du Québec. " C'est un grand bonheur pour moi " lance-t-il avant de chanter la pièce et de lancer son premier conte de la soirée intitulé Bleu nuit, pour nous expliquer que sa maison était située à 475 pieds du câble télé qui terminait sa course dans le village de Cap-Chat en Gaspésie.

Drôle et amical, Patrice Michaud disait aux gens dans la salle intimiste " si certains de vous se trouvent chanceux d'être ici ce soir, c'est faux. C'est nous qui sommes chanceux d'être ici " a-t-il dit sous les chauds applaudissements d'un public gagné d'avance venu pour entendre et voir cet artiste, père de deux enfants, en amour avec son métier.

Ses mélodies ont enchanté, sa poésie touchante " Ça manque un peu d'amour dans l'agenda " tirée de la pièce Des trous dans mes bas de son premier album a résonné dans le coeur des spectateurs.

Il parle aussi de lui, de son petit village de Cap-Chat avec ses 74 éoliennes " c'est signe qui vente dans notre coin ". Il raconte toujours entre les chansons. Il va devoir enregistrer l'histoire de son père à Expo 67 qu'il a racontée hier soir; ça va devenir un classique. Quand son père, un gars de région, se rend à Montréal en autobus jaune avec l'école pour visiter ce rendez-vous international et tout ce qu'il a retenu c'est que les hot-dog sont chauds, mais pas cuits.

Il en fait plus que la normale sur scène avec ce spectacle intitulé Le feu de chaque jour, à la fois pour lui et pour ses musiciens Simon Pedneault (guitares), Marc Chartrain (batterie) et Mark Hébert (basse). Pour la pièce Le crash du Concorde, que sa fille nomme le crash du popcorn, il nous emmène dans le film Retour vers le futur quand Marty McFly joue Johnny B. Goode sur la scène pour que ses parents s'embrassent (et aussi le reste) pour qu'il continue d'exister. Le groupe enfile les lunettes noires et nous sert du rock and roll à la saveur des années 50.

Même si le Côté-Cour semblait trop petit pour l'auteur-compositeur-interprète, il a profité de chaque moment de la soirée pour savourer cette proximité avec les spectateurs qui savaient très bien que les chanceux c'était eux hier soir.

Aujourd'hui, ce sera au tour des spectateurs de la salle Michel-Côté à Alma.

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