La pièce «Trou noir», de Dario Larouche

Une création nourrie par le doute

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Cette photographie donne une idée de l'atmosphère qui règne pendant les représentations de Trou noir. La parole figure au premier plan, portée par la comédienne Érika Brisson et appuyée par les effets sonores concoctés sur scène par Anick Martel.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le doute, toujours le doute. Chacun le voit poindre à divers moments de sa vie. Pourquoi sommes-nous là? Les gestes que nous posons ont-ils un sens? Des questions semblables à celles que pose Dario Larouche dans la pièce Trou noir, où l'homme de théâtre qu'il est s'interroge sur la finalité de cette forme d'expression.

«Le théâtre a une voix puissante dans la société, mais parfois, on se demande si l'effort en vaut le coup. On passe tous par ces grands questionnements existentiels», a-t-il confié il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée au journal. Lui qui pratique le métier depuis une quinzaine d'années, surtout avec le Théâtre 100 Masques, connaît bien les états d'âme en forme de montagnes russes.

C'est pour aller plus loin que l'émotion du moment qu'il a écrit Trou noir, grâce à une bourse attribuée conjointement par la Conférence régionale des élus et le Conseil des arts et des lettres du Québec. La version initiale épousait des accents poétiques auxquels se sont greffées des considérations théoriques, un maillage en forme de monologue que livre la comédienne Érika Brisson cet automne.

Après une série de représentations données à Chicoutimi et Alma, voici venir la fin de cette phase de diffusion, qui ne sera probablement pas la dernière. L'ultime escale est prévue pour le 30 octobre à 20h, à la Salle Lionel-Villeneuve de Roberval. Sur la scène, en plus de l'interprète, on verra Anick Martel ajouter ce que Dario Larouche identifie comme «des ponctuations sonores».

«Ça donne un effet assez hypnotique et je précise que le texte n'est pas hermétique, décrit l'auteur et metteur en scène. Il fait le point sur ma vision du théâtre, alors que je me demande à quoi il sert, où il mène. La pièce dure un peu moins d'une heure et elle est présentée dans un cadre aussi dépouillé que le texte. Même s'il y a juste une personne qui parle, je vois ça comme un échange avec le public.»

Il ajoute que les premières représentations ont attiré plus de gens que prévu et que de nombreuses personnes ont vanté le jeu d'Érika Brisson. Précisons qu'elle a pris le relais de sa consoeur Élaine Juteau qui, l'an dernier, avait porté Trou noir à la scène. Bien que Dario Larouche soit associé au 100 Masques, il s'agit d'un projet indépendant.

Ainsi qu'on l'a évoqué tantôt, la représentation de Roberval marquera la fin d'un cycle de diffusion, mais pas la conclusion de cette aventure. «On veut que la pièce soit présentée à l'extérieur de la région, possiblement au printemps. J'ai aussi effectué des démarches afin que le texte soit publié", révèle Dario Larouche.

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