Langage Plus s'offre Désilets

Jusqu'au 16 novembre, Langage Plus s'offre un buffet à volonté composé des... (Archives)

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Joël Martel
Le Quotidien

(Alma) Jusqu'au 16 novembre, Langage Plus s'offre un buffet à volonté composé des oeuvres de Martin Désilets. L'exposition Isoler - Rassembler - Dissoudre occupe donc les quatre salles de la galerie d'art et permet ainsi d'accéder à l'imaginaire de cet artiste au parcours fort diversifié.

Ce qui frappe tout d'abord dans la riche collection d'oeuvres de Martin Désilets, c'est ce flou déroutant qu'il entretient entre ce que l'observateur perçoit vraiment et ce qu'il croit percevoir. De ce fait, on répertoriera fréquemment des procédés créatifs obligeant notre oeil à s'efforcer de distinguer le vrai du faux.

À titre d'exemple, les oeuvres qui occupent la grande salle d'exposition de Langage Plus et qui sont rassemblées sous le volet Isoler donnera certainement du fil à retordre à bien des visiteurs. Le procédé employé est pourtant simple. Désilets a isolé quatre segments de rambardes du circuit Gilles-Villeneuve. Ces segments, dont la surface a été modifiée par la friction des pneus et autres traces d'impacts, ont été reproduits à l'échelle et c'est ainsi qu'ils sont présentés, sans une intervention supplémentaire de l'artiste. Ce qui en résulte est doublement bluffant. En premier lieu, ces oeuvres façonnées par le hasard semblent sorties tout droit de l'imagination d'un artiste. On dénote curieusement un ordre dans ce chaos. De plus, la reproduction de ces segments est si détaillée que l'oeil est convaincu d'y percevoir des reliefs. Du coup, l'auteur de ces lignes a même dû commettre un crime d'art en faisant légèrement glisser son doigt sur l'une des oeuvres afin de se convaincre qu'il ne s'agissait que d'une impression.

Quant à la salle qui sied habituellement en tant que salle de projection, on baigne davantage dans la thématique du rassemblement. Ici, une fascinante mosaïque de photographies et de peintures s'entremêle. Celui ou celle qui tentera alors de relever le défi de distinguer sans aide extérieure les deux types d'oeuvres aura probablement droit à une bonne dose d'humilité.

En ce qui a trait au volet Dissoudre de l'exposition, on retrouve les deux collections Fading Icons et Dissolutions et chevauchements. Bien que le procédé créatif diffère légèrement entre ces deux séries d'oeuvres, le noyau en demeure très similaire. Ainsi, Désilets peint des formes géométriques pour ensuite les photographier à des délais d'exposition plutôt généreux. Ce qui en résulte, ce sont des chevauchements parfois mystiques de formes.

Disons-le, Isoler - Rassembler - Dissoudre s'adresse avant tout aux initiés de l'art visuel. Or, le néophyte qui serait tenté de s'y frotter finira bien par y trouver son compte, surtout s'il se laisse tromper par ses sens.

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