Un groupe punk de passage à Jonquière, samedi

Le baroud d'honneur de Bane

Le groupe Bane effectuera sa première et dernière... ((Courtoisie))

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Le groupe Bane effectuera sa première et dernière visite dans la région, samedi soir. Formé il y a 19 ans, il cessera de faire du punk de type hardcore en 2015, malgré une popularité soutenue.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Il était temps!

Le groupe Bane effectuera sa première incursion au Saguenay-Lac-Saint-Jean, samedi, à l'occasion d'une soirée punk tenue à la Salle Nikitoutagan de Jonquière. À compter de 20h, les fans verront défiler des invités comme Your Last Page, Harry's Code et Wrong Advice avant d'entendre les vétérans de la scène hardcore, actifs depuis 1995.

«Nous avons toujours eu du plaisir au Québec et cette sortie fait partie d'une tournée d'une semaine qui nous ramène dans le coin à partir de jeudi. Nous allons jouer quatre ou cinq pièces du dernier album (Don't Wait Up, sortie en mai), en plus d'un mélange des premiers enregistrements», a précisé le chanteur Aaron Bedard hier, à l'occasion d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Quand on dit qu'il était temps, ce n'est pas juste en pensant aux 19 années pendant lesquelles la carrière de Bane s'est déployée partout dans le monde, mais pas dans la région. C'est aussi parce qu'une échéance plane sur le groupe, celle de l'année 2015. C'est à ce moment qu'il entend fermer les livres, après une longue série de spectacles qui le mènera aussi loin qu'au Japon.

Pourquoi arrêter quand il y a du monde dans les salles et que le public s'est renouvelé? Parce que le corps ne suit plus, tout bêtement. Pour faire du punk de type hardcore, en effet, ça prend une énergie de tous les diables. Les chansons ne durent pas deux minutes et il est impossible de tricher.

«Nous avons la responsabilité d'être très physiques, mais c'est dur sur le corps et nous tenons à quitter la tête haute, affirme le chanteur originaire de Worcester, au Massachusetts. C'est pour ça que Don't Wait Up est un «goodbye record» et que nous allons mettre fin à Bane en 2015. Durer 20 ans, c'est une belle «run».»

Un lien privilégié

La décision d'abandonner s'est imposée d'elle-même, ce qui ne veut pas dire qu'il est facile de s'y soumettre. L'un des «problèmes» est que les membres de la formation ont toujours le goût d'être ensemble. On n'est pas dans le scénario habituel de la dissension. En plus, leur attachement envers le hardcore demeure très fort, tout comme celui des fans pour leur musique.

«Les jeunes viennent aux spectacles et nous racontent que c'est après avoir écouté les disques de leurs parents qu'ils ont allumé sur ce que nous faisons. C'est étrange. Jamais nous n'aurions cru que le groupe durerait aussi longtemps, mais aujourd'hui encore, le besoin existe de se sentir «connecté» à quelque chose de bien. C'est l'effet que produisent les chansons», énonce Aaron Bedard.

Il ajoute que les thèmes évoqués dans les compositions abordent fréquemment le lien privilégié qui s'est développé entre les artistes et leur public. Seul le dernier fait exception en ouvrant une fenêtre sur des considérations plus personnelles. L'une des pièces a pour titre What Awaits Us Now, une question qui n'a jamais été aussi pertinente.

«Je ne sais pas ce que je ferai après. J'y pense souvent et je souhaite trouver une façon de demeurer sur la route, peut-être en tant que technicien de scène. J'aime voyager, voir le monde», affirme le quadragénaire, qui réside aujourd'hui à Boston.

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