Une histoire... une chanson

Afin de souligner le trentième anniversaire de sa carrière, la prolifique... (Rocket Lavoie)

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Rocket Lavoie

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Joël Martel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Afin de souligner le trentième anniversaire de sa carrière, la prolifique Loreena McKennitt s'offre un périple automnal au Québec et en Ontario. Dans un spectacle mariant à merveille mots et musique, l'artiste nous fait ainsi réaliser que derrière chaque grande chanson se cache une histoire.

C'était salle comble, hier soir, pour le passage de Loreena McKennitt au Théâtre Banque Nationale (TBN). Pendant plus de deux heures, l'auteur-compositeur-interprète a partagé avec l'auditoire des souvenirs tirés de ses voyages, des anecdotes souvent amusantes à propos de sa carrière et, bien entendu, ses plus belles chansons.

Pour ce concert bien chargé, McKennitt s'est entourée de musiciens non seulement polyvalents, mais avec qui la chimie était visiblement à son meilleur. D'un côté de la scène, le guitariste Brian Hugues a troqué à maintes reprises sa six cordes pour un bouzouki, tout en poussant même l'audace jusqu'à jouer des deux instruments presque simultanément. Quant à Caroline Lavelle, celle-ci était au violoncelle et on l'a aussi entendu jouer de la flûte ainsi que de l'accordéon. À cette panoplie d'instruments se sont ajoutés la harpe et le piano avec lequel McKennitt a fait s'envoler ses mots et ses mélodies.

Parmi les titres que McKennitt a interprétés hier soir, on dénote The Emigration Tunes, Annachie Gordon et Dante's Prayer. Soulignons d'ailleurs que la première partie s'est terminée sur une note irlandaise où McKennitt a lu des extraits tirés de l'oeuvre de William Butler Yeats.

S'il y a deux titres qui ont suscité de vives réactions de joie chez le public, c'est bien Greensleeves (en ouverture de la deuxième partie) et The Bonny Swans qui, dès les premières notes, a provoqué un véritable tonnerre d'applaudissements.

Parmi les anecdotes que McKennitt a racontées, plusieurs se rappelleront certainement de celle où un conducteur d'autobus en Irlande a tenté d'indiquer à la chanteuse le chemin à prendre pour se rendre à la banque la plus près. Après qu'il lui eut indiqué à quel arrêt d'autobus se rendre et quoi dire au conducteur de celui-ci, voilà que le véhicule est arrivé à la minute précise qui avait été prévue, et que l'homme qui se trouvait au volant était le même chauffeur.

Dans le même ordre d'idées, la chanteuse est revenue sur ses débuts, alors qu'elle commençait tout juste à jouer dans des endroits publics en s'accompagnant de sa harpe. Une de ces prestations avait été interrompue par un policier qui avait averti McKennitt qu'il n'était pas autorisé de jouer dans le parc dans lequel elle se trouvait. Devant l'insistance d'une auditrice, le policier a donc laissé la chanteuse interpréter une deuxième chanson, puis une troisième et une quatrième. Alors que celui-ci s'apprêtait à mettre un terme à ce spectacle " illégal ", une spectatrice s'est avancée vers le policier pour lui signifier qu'une intervention plus importante qu'un spectacle l'attendait, car à quelques pas derrière, un homme nu terrorisait les passants. Alors que McKennitt terminait le récit de cette anecdote, la chanteuse a remercié avec humour cet exhibitionniste de lui avoir permis de terminer ce spectacle, provoquant des éclats de rire dans le TBN.

En fin de concert, le public a eu droit un rappel et McKennitt a signifié qu'elle espérait grandement revenir le plus tôt possible dans la région. Aux dires de la chanteuse, elle s'est promise lors de son prochain passage d'assister à une représentation de La Fabuleuse histoire d'un royaume.

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