Montréalais ou Jeannois ?

Olivier Barrette: «Je suis un hybride !»

Olivier Barrette ne sait pas trop s'il est Jeannois ou Montréalais. Il ne veut... (Rocket Lavoie)

Agrandir

Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Olivier Barrette ne sait pas trop s'il est Jeannois ou Montréalais. Il ne veut pas dire son âge et il a décidé un peu sur le tard qu'il voulait être comédien. Si tout cela peut sembler mélangeant, aujourd'hui, il ne regrette rien.

Rencontré hier à l'Hôtel Chicoutimi, quelques heures avant un tournage à l'autogare de Chicoutimi (voir autre texte), le fils de Michel Barrette n'est pas "tanné" d'être appelé ainsi.

«C'est mon père et je suis fier de lui, fier de son travail», a-t-il dit d'emblée.

Le père et le fils ont partagé la scène une fois ensemble. C'était au Grand rire de Québec, l'an passé. Dans un numéro sur le suicide, où Michel Barrette parle des idées noires qu'il a eues, Olivier avait la tâche de jouer son père, plus jeune.

«J'étais en Espagne quand mon père m'a proposé ça. Je me trouvais un peu imposteur de faire de l'humour, alors je lui ai demandé de faire quelque chose de différent. Il a sorti un vieux numéro sur sa tentative de suicide. C'était drôle, mais profondément cruel», a raconté Olivier.

Le comédien est né au Lac-Saint-Jean, il a grandi à Montréal. Il est revenu quelque temps dans la région, à l'âge de 7 ans. Il est reparti en secondaire un. Sa mère habite toujours ici. Elle est propriétaire d'un gîte, à Delisle. «Au lieu d'avoir ses cinq enfants autour de la table, comme dans le temps, elle a maintenant cinq touristes français!», a-t-il imagé, avec son bon sens de l'humour.

Ses deux parents sont originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Au Conservatoire, on lui reprochait son accent du Lac. Quand il est dans la région, on lui parle de son accent de Montréal. «Je suis un hybride!» Et son âge? «Tu n'as qu'à regarder sur ma page Wikipédia!» En fait, il ne veut pas la dire. Il veut pouvoir continuer à jouer des rôles de "jeune" pour ne pas se fermer de porte. Si l'on se fie à l'une de ces pages, justement, il aurait 26 ans... mais bon!

Changement de carrière

Celui que l'on connaît davantage depuis quelques années pour son rôle de Sébastien (21 ans!), dans Unité 9, a d'abord fait des études en design graphique. Il a travaillé pour plusieurs boîtes de Montréal, mais il n'avait pas la passion. La solution? Un séjour en Europe de quelques années, au milieu des années 2000. Il est passé par l'Écosse, l'Allemagne, l'Angleterre.

«Après un an, je me suis rendu compte que ce n'était pas Montréal, le problème, mais ma job. Je ne pouvais pas être assis devant un ordi pendant des heures. Alors je suis revenu, j'ai fait des auditions au Conservatoire et ç'a fonctionné", explique le comédien qui a gradué en 2012.

Olivier Barrette aime beaucoup le théâtre. En entrant au Conservatoire, c'est ça qu'il voulait faire. «De la scène, du théâtre costaud. J'aime bien la comédie, mais aussi la tragédie racinienne.»

Au cours des dernières années, en plus d'Unité 9, il a joué dans la série-jeunesse Il était une fois dans le trouble. Nous avons également pu le voir au théâtre, au cinéma et dans des courts-métrages.

Plusieurs projets intéressants sont sur la table, mais impossible de lui soutirer la moindre information!

«Je ne peux pas en parler. Si ça ne marche pas...»

«C'est certain qu'il y a des moments où c'est plus dur de mettre du beurre de peanuts sur mon pain. En design graphique, j'avais une certaine stabilité, mais c'était à la pige. J'imagine que c'est ça, ma vie.»

Olivier Barrette se dit très inquiet par les menaces de coupes en culture. Selon lui, la population a besoin de la télévision d'État et il aimerait beaucoup que le gouvernement investisse dans Télé-Québec, mais il n'y croit pas trop...

«Quand il n'y aura plus de financement, nous allons faire quoi? Consommer des séries américaines? Les téléromans sont importants. Nous avons de la misère à parler de nous. La fiction est importante. C'est comme un miroir pour nous. Elle nous renvoie à nous et c'est important de la garder.»

Groupe de musique

Olivier Barrette était de passage dans la région, en fin de semaine, avec son groupe, Soucy. Ils ont offert une prestation au Café-théâtre Côté-Cour de Jonquière, vendredi soir.

«Il y avait beaucoup de monde, c'était l'fun! Nous avons fait la finale du Festival de la chanson de Granby et ça nous a donné de la visibilité", souligne Olivier, expliquant que le groupe est un alliage de théâtre et de musique. «Moi, je suis le comédien de service!»

Une jeune Japonaise (Léa Grimard) accompagnée de son copain (Olivier Barrette) est enlevée par deux colosses (Simon Boudreault et Francis Claveau) à la sortie d'un bar. Elle est amenée chez leur client (Charles Cantin), un homme riche qui se paye des Asiatiques...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer