Le pas de deux d'un couple à la dérive

Maude Guérin et Christian Bégin sont engagés dans... ((Courtoisie))

Agrandir

Maude Guérin et Christian Bégin sont engagés dans un étrange pas de deux, ces temps-ci. À eux seuls, ils forment la distribution de Clôture de l'amour, une pièce qui sera présentée cette semaine à Jonquière, Alma et Dolbeau-Mistassini.

(Courtoisie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Maude Guérin en parle comme d'un objet particulier et elle a raison. Imaginez une pièce de théâtre formée de deux monologues qui durent une heure chacun. C'est ainsi que se décline Clôture de l'amour, un texte de Pascal Rambert que la comédienne défendra cette semaine, en compagnie de son collègue Christian Bégin.

Après avoir collectionné les critiques favorables il y a quelques mois, au Théâtre de Quat'Sous, cette production fera escale en trois occasions dans la région. Elle sera présentée mardi à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, mercredi à la Salle Michel-Côté d'Alma et jeudi à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.

L'histoire est celle d'un metteur en scène qui annonce à sa conjointe, une comédienne, qu'il va la quitter. «Il l'amène sur la scène pour lui dire que c'est fini, que leur couple constitue une fiction. Pendant une heure, mon personnage est en écoute. Il reste silencieux, mais se trouve dans un état physique qui reflète son état intérieur», décrit Maude Guérin.

Elle raconte que chaque soir, les gens sont contents lorsque Audrey, son alter ego, commence à s'exprimer. L'homme enfin réduit au silence passe un vilain quart d'heure, comme à la lutte quand les bons cessent de jouer les victimes. C'est l'occasion de répondre au plaidoyer de l'autre, de rebâtir ce qu'il a voulu réduire en poussière. Parce qu'elle pense encore que son couple a un avenir.

«Alors que lui est cartésien, qu'il croit que former un couple, c'est comme entrer dans une secte, elle appuie sur des arguments à caractère émotif, fait observer Maude Guérin. Ce texte est écrit de façon magnifique. On a juste éliminé les éléments franchouillards qui figurent dans la version originale.»

La difficulté de livrer l'équivalent d'un monologue est la même que dans un solo, affirme la comédienne. «Il n'y a personne pour donner un coup de main si on a un blanc. Tous les soirs, c'est un saut périlleux dans le vide», énonce-t-elle. Ce genre d'expérience lui plaît, cependant. C'est ce qui la pousse à revenir au théâtre dès que son agenda le lui permet.

Cet automne, par exemple, Maude Guérin a complété le tournage des derniers épisodes de la série télévisée Toute la vérité. Seule Mémoires vives sollicite une partie de son temps, ce qui lui a permis de s'engager dans une tournée québécoise avec Clôture de l'amour, en attendant de jouer chez Duceppe au printemps. Elle se frottera alors à Qui a peur de Virginia Woolf?

«J'aime la télévision, même si le rythme des tournages est de plus en plus fou, mais c'est au théâtre qu'un comédien apprend son métier. On peut exprimer davantage de choses au niveau de l'interprétation. On peut faire des essais, se tromper. La respiration est plus profonde», avance Maude Guérin, dont la dernière visite dans région coïncide avec la tournée de Sainte-Carmen de la Main.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer