Les noces d'aluminium du Quatuor Alcan

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Courtoisie

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Daniel Coté
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) «C'est une génération, 25 ans. On a eu nos enfants ici et maintenant, ils ne sont plus là. Dans les écoles, on fait de la musique pour les fils et les filles de ceux pour qui on a joué à notre arrivée dans la région. C'est le fun», commente Nathalie Camus, membre du Quatuor Alcan depuis un quart de siècle.

Dans la réalité, la formation classique a décroché l'équivalent de sa montre en or - ou en aluminium - à la fin d'août. C'est ce soir, cependant, que la violoniste rejoindra sa consoeur Laura Andriani, l'altiste Luc Beauchemin, de même que son conjoint, le violoncelliste David Ellis, sur la scène du Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

C'est à cet endroit, à compter de 19 h 30, qu'aura lieu le concert soulignant les 25 ans du quatuor. Deux oeuvres figurent au programme, soit un octuor de Mendelssohn et une sérénade de Tchaikovsky. Puisque ces compositions mobiliseront huit et 11 musiciens, respectivement, on a sollicité du renfort auprès de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Nous adressons ainsi un coup de chapeau à l'organisme qui est notre employeur, explique Nathalie Camus. C'est aussi lui qui a effectué les démarches auprès de la compagnie Alcan, à l'époque.» Ce partenariat renouvelé tous les cinq ans s'appuyait également sur Radio-Canada, dont les captations diffusées partout au pays ont contribué au rayonnement de la formation.

Ce dernier point était très important. Créer un quatuor professionnel en région trouvait son sens à travers l'appui de la communauté, mais il fallait aussi qu'on l'entende à l'extérieur, notamment pour asseoir sa réputation. C'est ce qu'ont permis la collaboration de la radio d'État, le contrat signé avec une maison de disques, ainsi que les ententes conclues avec des agents basés à Montréal et en Californie.

Une ambition sans cesse renouvelée

D'autres facteurs ont amené le Quatuor Alcan à s'inscrire dans la durée, avance Nathalie Camus. Parmi eux, elle mentionne le lien avec l'orchestre, qui permet à la formation de constituer un tout plus grand que la somme de ses parties. Ce que cela signifie, en clair, c'est que les musiciens peuvent la quitter - trois l'ont fait à ce jour - sans mettre en cause son existence.

«Puisque l'orchestre est responsable des changements d'effectifs, il est possible que le Quatuor Alcan existe encore dans 75 ans», souligne ainsi la violoniste. En attendant, les membres actuels demeurent vigilants. À chaque fois que le commanditaire prolonge son association pour une autre tranche de cinq ans, ils se donnent de nouveaux objectifs.

C'est ainsi que ce soir, il y aura plein de raisons de célébrer, ce que la formation fera sur la scène, puis au premier étage du Théâtre Banque Nationale, à l'occasion d'une fête à laquelle le public sera convié. On y servira du gâteau, tout en accueillant des personnes ayant joué un rôle dans l'évolution du quatuor, avant d'entendre des airs tziganes proposés par deux artistes de la Métropole.

«Ça se pourrait qu'on joue avec eux», laisse entrevoir Nathalie Camus, qui est associée au Quatuor Alcan depuis le premier jour, au même titre que David Ellis. Luc Beauchemin a joint ses rangs il y a vingt ans, tandis que Laura Andriani est arrivée il y a une douzaine d'années.

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