Villages en couleurs

Le meilleur antidote a la grisaille

Julï Lesage à Petit-Saguenay, où elle participe pour... ((Photo Rocket Lavoie))

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Julï Lesage à Petit-Saguenay, où elle participe pour la huitième fois au symposium Villages en couleurs

(Photo Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(PETIT-SAGUENAY ET L'ANSE-SAINT-JEAN) Pas besoin de soleil dans le Bas-Saguenay, en fin de semaine. Les feuillus compensent avec leurs jaunes et leurs orangés, tandis que les artistes invités au symposium Villages en couleurs de Petit-Saguenay et L'Anse-Saint-Jean, dont la 24e édition a débuté hier, fournissent aux yeux des visiteurs toute la vitamine C qu'ils sont à même d'absorber.

C'est ainsi qu'aujourd'hui et demain, il suffira de fréquenter le stand de Julï Lesage pour baigner dans une forme de félicité. Après une phase papillons, la voici engagée dans sa période indienne, donnant naissance à des toiles empreintes de spiritualité. Ce sont des représentations au caractère symbolique où il arrive que des feuillages, des plumes de paons, enveloppent un joli visage.

«Puisque le monde est trop stressé, je crée des oeuvres apaisantes, propices à la contemplation. Elles évoquent la lumière, les étoiles, des thèmes qui me rejoignent», confie l'adepte de l'acrylique, présente à l'Aréna de la Vallée de Petit-Saguenay.

Sophie Lebeuf

Alors que Julï Lesage est engagée dans son huitième symposium, où elle est une habituée du prix Coup de coeur, la Jonquiéroise Sophie Lebeuf goûte au plaisir de la découverte. Quelques minutes après son arrivée à Petit-Saguenay, un dessin au crayon avait pris forme sur une toile aux tons orangés. On pouvait reconnaître des livres anciens retenus par une boucle de cuir.

Plus loin, de grands tableaux fidèles à sa manière, tout en courbes et laissant transparaître la poudre de bauxite mélangée à ses pigments, ajoutaient une touche de sensualité à l'intérieur du centre sportif. Ils appartiennent à la collection Paradoxe, qui est aussi le titre d'une exposition en solo dont le vernissage aura lieu mardi, à Montréal.

«Je présenterai 27 toiles dans un espace occupé par l'opticien Georges Laoun sur la rue Saint-Denis. Je dispose de 40 à 50 pieds de vitrine et mes oeuvres y demeureront jusqu'à la fin d'octobre», raconte Sophie Lebeuf, dont les créations sont signées Sofia.

Elle qui enseigne la peinture à son domicile a pris une pause afin de préparer l'exposition, tout en participant au symposium, ainsi qu'à La Rencontre des arts de Saint-Jean-sur-Richelieu. D'ici à dimanche, on la verra peaufiner son tableau, qui ne sera pas complété avant le huitième passage. «Je pourrais aussi ajouter une étiquette inspirée par le paysage. Ça en ferait une pièce unique», avance l'artiste.

Hélène-Louise Falardeau

Une autre Jonquiéroise, Hélène-Louise Falardeau, jouit d'un privilège réservé aux présidents d'honneur. «J'ai deux stands. Un dans chaque village», précise-t-elle. L'aquarelliste y a regroupé des tableaux reflétant son éclectisme. S'y côtoient des femmes au visage d'ange, des contenants en métal et en verre, des fleurs et plein d'autres choses.

«Je n'avais jamais été présidente d'honneur et ce titre prend une saveur particulière parce que c'est ici que j'ai effectué ma première sortie, en 2000. C'est un clin d'oeil agréable», fait-elle observer.

L'été 2014 a amené Hélène-Louise Falardeau à produire plusieurs portraits, ainsi que des tableaux où les fleurs occupent une place privilégiée. «J'aime aussi jouer avec la réfraction du verre et composer des scènes d'intérieur», souligne la Jonquiéroise en tournant son regard vers une charmante aquarelle représentant un salon à l'heure du thé.

Christine Bouchard

Au Centre récréotouristique du Mont-Édouard, pendant ce temps, Christine Bouchard renouait avec le symposium après une absence de 17 ans. «Maintenant que je suis à la retraite, j'ai une grosse production. En même temps, j'en profite pour mener des recherches», affirme l'artiste établie, elle aussi, à Jonquière.

Une série très originale, réalisée à l'aquarelle sur du papier japonais, fait partie de ses trouvailles. Ces oeuvres de format réduit privilégient les couleurs de terre, ce qui a inspiré des titres comme Terra nostra et Tapis végétal. «J'adore les jardins. Peut-être que ça m'a inspirée», laisse-t-elle entendre.

Un triptyque à l'acrylique lui tient également compagnie. Or, même lorsqu'elle utilise ce médium, Christine Bouchard joue sur la transparence, si bien qu'on lui trouve une parenté avec l'aquarelle.

Hélène Larouche

La transparence qu'affectionne Christine Bouchard, c'est la matière première d'Hélène Larouche, artiste du vitrail. Elle aussi se trouve à L'Anse-Saint-Jean et ceux qui veulent la connaître, savoir ce qui l'allume dans la vie, n'ont qu'à examiner ses tableaux taillés à même le verre.

«Ici, on voit la pointe Taillon, l'endroit où je vis. Là, c'est une chorale comme celle dont je fais partie, puis un piano, ainsi qu'un jardin. En fait, c'est ma biographie», lance la Jeannoise en riant de bon coeur. Il s'agit de sa troisième apparition au symposium et pour montrer en quoi consiste son art, elle prépare une série de 18 oeuvres commandées par l'Union des producteurs agricoles.

«Chacune possédera son individualité", assure Hélène Larouche.

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