École Florence Fourcaudot

Une grand-messe de la danse

C'est la plus belle école de danse du Québec. Tous étaient d'accord, hier, lors... (Michel Tremblay)

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Michel Tremblay

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Le Quotidien

C'est la plus belle école de danse du Québec. Tous étaient d'accord, hier, lors de l'inauguration de l'École Florence Fourcaudot, installée dans les locaux rénovés de l'église Saint-Luc, dans le secteur nord de Chicoutimi.

La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Hélène David, a corroboré les propos du député Stéphane Bédard indiquant qu'il s'agit des plus beaux studios de danse de la province. «Je vais le crier haut et fort que le Saguenay a des équipements de danse supérieurs», a dit la ministre lors de son allocution.

«L'École Florence Fourcaudot est une des écoles les plus influentes au Québec qui a formé plus de 15 000 danseurs en 60 ans», a fait valoir la ministre, tout en soulignant la présence de la chorégraphe de réputation internationale, Hélène Blackburn, qui a fait ses premiers pas à l'école de danse de Chicoutimi.

«Les grands ballets canadiens n'ont pas de locaux de cette qualité. Je vous le jure, je voyage à travers le monde et je connais la plupart des écoles de danse du Québec et on ne retrouve pas ça à Montréal», a commenté la fondatrice de l'école de danse Cas Public de Montréal, Hélène Blackburn, qui assistait à l'inauguration en compagnie de sa mère, l'ancienne députée Jeanne Blackburn.

La chorégraphe professionnelle confirme la réputation de l'école à travers la province. «Des fois, j'ai des stagiaires de Florence Fourcaudot qui viennent à mon école et mes élèves n'en reviennent pas de leur qualité technique. Il y a vraiment une bonne qualité de professeurs ici», renchérit la professionnelle de la danse.

«Pour moi, c'est très particulier, car non seulement j'ai fait mes premiers pas à cette école, mais c'est aussi dans cette église que j'ai grandi et que j'ai fait ma première communion», relève la chorégraphe, qui s'est installée avec ses danseurs pour quelques jours dans les nouveaux locaux qu'elle trouve extraordinaires.

«Ce projet a traversé trois gouvernements depuis qu'il a été initié. C'est la preuve qu'il ne faut pas désespérer et que la culture doit traverser les âges, peu importe les gouvernements», a ajouté la ministre. 

D'autres projets ?

Interrogée par Le Quotidien s'il y avait encore des fonds disponibles pour ce genre de projets, en référence à l'Académie de Ballet et l'École de musique, qui ont aussi des problèmes de locaux, la ministre a répondu qu'il y a toujours de l'argent disponible pour ce genre de projets qui sont soumis au ministère par les directions régionales.

«C'est un beau jour pour notre école de danse, mais aussi pour tous les organismes culturels. Croyez en vos projets, c'est possible, nous en avons fait la démonstration», a déclaré la présidente du conseil d'administration de l'école de danse, Johanne Tremblay.

Le député Stéphane Bédard et chef de l'opposition officielle à Québec en a profité pour souligner l'excellent travail de l'architecte Daniel Paiement pour avoir réussi à préserver des activités de culte dans ce nouveau studio de danse. L'architecte a conservé les puits lumineux du plafond cathédrale, ce qui permet aux jeunes de danser sous une lumière naturelle. C'est toute une différence avec les anciens locaux où les plafonds bas empêchaient certaines chorégraphies, en plus d'empêcher une bonne ventilation.

Les studios de danse de l'École Florence Fourcaudot sont quatre fois plus grands qu'auparavant, passant de 430 à 1633 mètres carrés grâce à un investissement de 4 millions$. Le projet n'a par ailleurs pas engendré de dépassement de coût. Les 600 jeunes qui fréquentent annuellement l'école pourront profiter d'équipements à la hauteur de sa réputation.

L'évêque de Chicoutimi, monseigneur André Rivest, qui participait à l'inauguration, a trouvé curieux de se retrouver dans une église pour inaugurer une école de danse. «Le partenariat est le mot clé dans ce projet qui permet de conserver le lieu de culte. Les réalités d'aujourd'hui sont différentes et il faut s'y adapter», a déclaré l'évêque de Chicoutimi devant celle qui est aussi ministre du Patrimoine religieux.

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