Funérailles de Florence Munger

Amour et émotions

Amour, hommages et émotions ont été au coeur des funérailles de Florence... (Jeannot Lévesque)

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Jeannot Lévesque

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(Chicoutimi) Amour, hommages et émotions ont été au coeur des funérailles de Florence Munger, hier midi. La fondatrice de l'école de danse Florence Fourcaudot, décédée à l'âge de 80 ans le 4 janvier, a laissé sur son chemin un héritage culturel qui lui survivra à travers les 14 000 élèves qui ont dansé sur ses pas.

Plus de 200 personnes étaient assemblées à l'église Notre-Dame de Grâce de Chicoutimi pour lui rendre hommage à l'heure du grand départ. Me Richard Bergeron, qui a été président du conseil d'administration de l'école de danse pendant plus de 15 ans, a rappelé le caractère exigeant de cette femme sans compromis au chapitre de l'enseignement de la danse. « Elle savait toujours le mot qu'il fallait glisser au creux de l'oreille des ballerines pour les motiver et les amener à se dépasser. Ses élèves étaient comme ses enfants. Elle connaissait leur nom et leur caractère. C'était une femme intelligente, excentrique, extravagante, audacieuse, une femme de spectacle qui savait exiger un pied pointé comme il se doit », a témoigné celui qui a participé au développement et à la pérennité de l'école de danse Florence Fourcaudot.

« Florence était capable de faire vivre des émotions à travers la danse, ses chorégraphies se terminaient souvent dans un silence total sous des yeux ébahis avant que surgissent les applaudissements. Avec elle, tout était wouah!, c'était une femme plus grande que nature », a rendu hommage l'homme de loi qui a également souligné le côté festif de la professeure.

Son fils, Marc-André, a souligné le fait que sa mère a conservé son coeur jeune tout au long de sa vie. « Quand on aime quelque chose, on le partage, disait ma mère. C'est pour ça qu'elle a partagé son amour pour le ballet avec ses élèves, sans compter », a fait valoir celui qui a mis en lumière le rapport que Florence Munger avait avec les autres.

Artiste insoumise

Sa nièce Catherine lui a rendu hommage au nom de la famille Munger qui a vécu au rythme de la danse durant plusieurs années en participant aux spectacles de fin d'année de l'école, à la conception des décors et aux aménagements du studio de danse.

« Il y a eu ton oeuvre, ton école de danse, cette artiste insoumise qui a défié les interdits, mais il y a aussi cette femme qui rendait les gens meilleurs, cette dame autour de qui les gens se rassemblaient », a témoigné Catherine Munger, rappelant de nombreuses anecdotes familiales.

« Mon seul regret, c'est que tu ne pourras pas voir la relocalisation de ton école de danse dans les nouveaux studios de l'église Saint-Luc grâce à une subvention de 4 millions de dollars », a exprimé celle qui siège également sur le conseil d'administration de l'école.

La directrice artistique de l'École de danse Florence Fourcaudot, Julie Morin, a rendu hommage à la fondatrice en présentant un adage chorégraphié par Roselle Simard pour la prière du Notre-Père avec des élèves de l'école qui ont illuminé les funérailles de gracieux pas de danse, comme l'avait fait Florence Munger, il y a 30 ans, lors des fêtes des jubilés à la Cathédrale de Chicoutimi. Les quatre ballerines ont réalisé la chorégraphie autour du célébrant, devant le cercueil, un juste retour des choses pour celle qui s'est vu interdire l'enseignement du ballet par le clergé à l'époque.

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