«Transition», de Pascal Picard

Un homme, toujours le même

Dans l'exposition Transition, Pascal Picard exploite toutes les... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Dans l'exposition Transition, Pascal Picard exploite toutes les dimensions du thème par l'entremise d'une dizaine de tableaux. Ils montrent l'artiste, grandeur nature, dans le local situé au-dessus de la librairie Les Bouquinistes de Chicoutimi.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) De loin, on dirait des photographies tant les images sont réalistes. On ne voit qu'un homme, toujours le même, représenté en noir et blanc dans un immense local situé au-dessus de la librairie Les Bouquinistes de Chicoutimi. L'illusion est encore plus troublante parce que le personnage est montré grandeur nature.

En y regardant de plus près, cependant, on remarque de drôles de choses. Là, c'est une tête qui s'est comme liquéfiée, dont on ne perçoit qu'une trace accompagnée de coulisses semblables à celles que fait la peinture quand elle est mal appliquée. Ailleurs, c'est la moitié supérieure d'un corps qui est devenue transparente. Elle donne l'impression de sortir du ventre d'un homme qui a l'air étonné.

On peut se contenter d'apprécier ces oeuvres réalisées par Pascal Picard, s'émerveiller devant la qualité du rendu, tout en se laissant charmer par l'atmosphère qu'elles créent en symbiose avec les briques et les poutres en bois du local où on peut les découvrir jusqu'au 25 octobre. L'expérience est plus gratifiante, cependant, si on jase avec l'artiste pour savoir ce qui a guidé sa démarche.

Pour cette exposition baptisée Transition, laquelle met le point final à sa maîtrise en arts visuels effectuée à l'UQAC, il a voulu explorer la notion de soustraction. « J'ai appliqué ce principe en ayant un seul sujet, moi, en occupant un lieu dénudé, en faisant abstraction des cadres et en enlevant de la peinture », a-t-il décrit, hier, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

La transition évoquée dans le titre se trouve au coeur de son travail, ce dont témoigne le tableau Chut qui montre un homme la tête en bas, à quelques pouces d'un contact avec le sol dont on pressent qu'il sera violent. « La lumière qu'on voit sur son visage suggère une transition, peut-être une chute intérieure », fait observer Pascal Picard.

«Version complète à lire demain».

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