Avec l'album «Tant qu'il restera du rhum...»

Bodh'aktan a réussi l'improbable

Le bassiste Rob Langlois présente la version cadeau... ((Photo Rocket Lavoie))

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Le bassiste Rob Langlois présente la version cadeau qui renferme le nouvel album du groupe Bodh'aktan, Tant qu'il restera du rhum....

(Photo Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Bodh'aktan a réussi l'improbable, avec l'album Tant qu'il restera du rhum....

Ce groupe qui affectionne la musique celtique à haut indice d'octane s'était taillé un beau succès avec son premier encodé, sorti il y a deux ans. Il aurait été tentant de concocter une suite aux allures de copier-coller ou, pire, d'ajouter une dose de sucre en essayant de gonfler les ventes. C'est toutefois la troisième voie qui fut privilégiée, soit la fidélité aux instincts initiaux, jumelée à des apports extérieurs qui ont enrichi la musique au lieu de l'édulcorer.

« On s'est dit qu'on assumait encore plus ce qu'on proposait. On voulait aussi se rapprocher de notre son "live" », a décrit le bassiste Rob Langlois, hier, lors d'une entrevue accordée au Quotidien. Il croit que la production, assumée une nouvelle fois par Fred St-Gelais, a trouvé l'angle qu'il fallait pour traduire l'énergie que le groupe dégage sur une scène. La guitare est plus présente, mais on reste à mi-distance de la musique celtique traditionnelle et du punk.

L'ADN de Bodh'aktan est demeuré le même, pour l'essentiel. Ses chansons donnent le goût de fêter, ce qui ne l'a pas empêché d'aborder des thèmes sérieux en quelques occasions. Le meilleur exemple est fourni par Salut, les disparus, inspiré par des décès auxquels Rob Langlois a été confronté dans les dernières années. « J'ai perdu des amis, mais je ne voulais pas écrire un texte assommant. Je leur adresse un clin d'oeil », indique le bassiste.

Il mentionne également les collaborations avec quelques invités, dont Yves Lambert. À l'origine, celui-ci devait juste réciter un texte intégré à la composition Trash Tombola. Bien sûr, la dynamique en studio l'a amené à chanter de sa voix si caractéristique. « Il nous a louangés pour la qualité de nos textes », rapporte Rob Langlois, qui a également apprécié l'apport d'Alan Doyle, du groupe canadien Great Big Sea. Il a écrit Dansez (Dance Hey!), une pièce mi-anglaise, mi-française qui transcende les clivages de la politique.

L'autre grand nom qu'on retrouve sur Tant qu'il restera du rhum... est celui du Breton Tristan Nihouarn. Il a repris Lambe An Dro, un succès du groupe Matmatah que les sept membres de Bodh'aktan aimaient bien avant de travailler ensemble. « On a fait une version avec Tristan et entre lui et nous, il n'y a eu aucun clash culturel. Au contraire, on a donné cinq spectacles avec lui au cours de l'été », précise Rob Langlois.

L'album est à peine sorti qu'il relance l'intérêt pour un groupe dont la musique ne ressemble à rien d'autre au Québec, ce qu'ont permis de vérifier les quatre premiers spectacles tenant lieu de lancements. Partout, on a fait salle comble, une tendance qu'on souhaite confirmer le 14 décembre à 22h, à la faveur d'une sortie au bar La P'tite Grenouille de Jonquière. On y entendra dix des nouvelles pièces, quelques classiques et l'hommage rendu à la région, Au pays des géants.

Ceux qui n'auront pas réservé à temps devront attendre que la tournée s'arrête dans le coin. Elle débutera en février, mais deviendra plus intense à partir de l'été. Tout en ratissant le Québec, les musiciens entendent poursuivre leurs explorations en Europe, de même qu'au Canada anglais et aux États-Unis, où leur album en anglais, lancé il y a quelques mois, tient lieu de carte de visite.

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