«La liberté», à la salle Pierrette-Gaudreault

Un coup de poing de 75 minutes

Benoit Lagrandeur, du Théâtre La Rubrique, affirme que... ((Photo Michel Tremblay))

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Benoit Lagrandeur, du Théâtre La Rubrique, affirme que «La liberté» est une pièce coup de poing. Elle sera présentée à compter du 30 janvier, à Jonquière.

(Photo Michel Tremblay)

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Daniel Côté
Le Quotidien

(Jonquière) Le directeur artistique du Théâtre La Rubrique, Benoit Lagrandeur, en parle comme d'une pièce coup de poing. Elle ne durera que 75 minutes, mais La liberté, de l'auteur Martin Bellemare, posera des questions, plein de questions, à partir d'une histoire dont on souhaite qu'elle demeure fictive.

Présentée du 30 janvier au 16 février à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, cette oeuvre transporte le public dans un futur pas trop lointain. L'État, dans son infinie bienveillance, offre un service de suicide à la carte. Celui qui l'a fondé accueille son fils, qui y travaille pour la première fois.

On peut parler d'une journée normale au sein d'un organisme gouvernemental jusqu'au moment où une femme, l'épouse du premier, mère du second, exprime le désir de mettre fin à ses jours. Du coup, la procédure, le train-train bureaucratique, est reléguée à l'arrière-plan. Les deux hommes, qui trouvaient le système pertinent une minute plus tôt, sont confrontés à la vraie vie.

« Il y a de l'humour dans la première partie, mais ensuite, ça devient bouleversant », a commenté Benoit Lagrandeur, hier, à la suite d'une rencontre de presse tenue à Jonquière. Signe que le texte est à la fois fascinant et questionnant, le directeur artistique raconte que pendant sa première lecture, il l'a parcouru d'un trait tout en se montrant irrité, en état de résistance.

C'est seulement quand son ami et collègue Claude Poissant lui a parlé de La liberté, quelques mois plus tard, que Benoit Lagrandeur s'est imposé une deuxième lecture qui, cette fois, fut pleinement concluante. « J'ai accroché sur les enjeux que la pièce soulève. (...) C'est un thriller bureaucratique dans lequel on s'identifie aux personnages. On est interpellé », fait-il observer.

Un défi

Le rôle des parents sera campé par Patrice Leblanc et Josée Laporte, tandis que Dany Boudreault prêtera ses traits au fils. La distribution est complétée par Benoit Lagrandeur, Sara Létourneau et Guillaume Ouellet, alors que la mise en scène est signée Christian Fortin, qui a été attiré par le défi posé aux comédiens.

« Le plus difficile pour eux, c'est que ça se passe dans une période de 24 heures, énonce-t-il. On aborde le problème assez tôt et les enjeux sont énormes. Or, il y a beaucoup de texte, beaucoup d'idées qui sont exprimées, et comme la pièce est relativement brève, les acteurs doivent effectuer leur parcours émotif rapidement. »

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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