Oeuvres censurées à Espace Virtuel

Le directeur général d'Espace Virtuel, Sébastien Harvey (photo),... (Photo archives)

Agrandir

Le directeur général d'Espace Virtuel, Sébastien Harvey (photo), annonce que l'exposition de John Boyle-Singfield qui sera inaugurée demain, à Chicoutimi, demeurera inaccessible jusqu'au retrait des oeuvres, prévu pour le déburt de février. Un problème relatif aux droits d'auteur a justifié cette décision prise par l'artiste, qui avait appris que certgaines de ses créations ne seraient pas soumises au regard du public.

Photo archives

Partager

Daniel Côté
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Quelques oeuvres placées derrière une porte vitrée : c'est tout ce que verront les gens qui se présenteront au centre d'artistes Espace Virtuel, jusqu'au 10 février. L'exposition conçue par le Saguenéen John Boyle-Singfield, dont le vernissage est prévu pour demain, demeurera en effet inaccessible.

L'artiste a pris cette décision pendant les Fêtes, après s'être accordé quelques jours de réflexion. Il avait appris que le centre d'artistes établi au Cégep de Chicoutimi ne montrerait pas l'ensemble des tableaux, des vidéos et des photographies réalisés au cours d'une résidence effectuée à l'automne.

Ces oeuvres constituent des copies volontairement décalées, moins bien faites que les créations qui ont été montrées dans la même salle, en septembre, lors de l'exposition Hors champ. L'idée, c'était de reproduire chacune des pièces qui en faisaient partie, lesquelles avaient été imaginées par Marc Séguin, Arthur Renwick, Janieta Eyre, Adad Hannah et Marisa Portolese.

« John a voulu jouer sur l'idée des nouveaux médias, des outils de reproduction numérique, en partant de la notion de bootleg. D'un côté, on retrouve une quantité incroyable de matériel sur Internet. De l'autre, il y a la qualité, les oeuvres qui laissent voir un savoir-faire «, a énoncé le directeur général d'Espace Virtuel, Sébastien Harvey, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

Le centre d'artistes appréciait la démarche, mais a vite reconnu qu'elle comportait des risques en ce qui touche les droits d'auteur. Pour en avoir le coeur net, la direction a contacté les cinq personnes qui avaient participé à Hors champ, afin de savoir si elles étaient à l'aise avec le projet de John Boyle-Singfield. Toutes n'ayant pas dit oui, Espace Virtuel a soumis un compromis au Saguenéen.

« Nous nous exposions à des poursuites et tout en reconnaissant l'intérêt du sujet abordé par John, nous lui avons annoncé que certaines oeuvres ne pourraient pas être exposées, rapporte Sébastien Harvey. Ensuite, nous avons accepté que la salle demeure fermée, à sa demande. «

Il assure que les échanges entre les deux parties ont été effectués de manière respectueuse, sans élans d'acrimonie. Il est même possible que John Boyle-Singfield assiste au vernissage demain soir, laisse entendre le directeur général. Espace Virtuel en profitera pour lancer une autre exposition, celle de Yanik Potvin, intitulée Leg(o) My Ego.

Traçant un bilan positif de cette affaire délicate, Sébastien Harvey croit que la réflexion de John Boyle-Singfield sera exprimée avec vigueur, sans égard au fait que la salle demeurera fermée pendant un mois. « Ça nourrira autant le propos, sinon plus, que les oeuvres « anticipe le patron d'Espace Virtuel.

Dcote@lequotidien.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer