Les Chouenneux en spectacle ce soir

Le temps des Fêtes se poursuit

Le spectacle-bénéfice des Chouenneux vise à amasser des... (Courtoisie)

Agrandir

Le spectacle-bénéfice des Chouenneux vise à amasser des sous afin que Madeleine Bouchard, violoniste au sein de la formation, puisse se rendre aux Rencontres de violon traditionnel en Île-de-France.

Courtoisie

Partager

Sur le même thème

Marielle Couture
Le Quotidien

(Chicoutimi) Les Chouenneux s'emparent de la scène du Sous-Bois ce soir, au sous-sol du café Cambio situé au 405, Racine Est à Chicoutimi dans un spectacle-bénéfice visant à permettre à Madeleine Bouchard, violoniste, de participer à la 17e édition des Rencontres de violon traditionnel en Île-de-France. La musicienne aura besoin d'environ 1000$ pour atteindre son but.

«Habituellement, on fête Noël jusqu'à la fête des Rois. Cette année, on fête Noël jusqu'au party des Chouenneux!», lance d'entrée de jeu la violoniste. Le groupe, composé de Luc Perron (mandoline, mandola, bodhran, harmonica, pieds), Jean-François Sauriol (mandoline, violoncelle, guitare), Gilles Poirier (flûte irlandaise, flûte traversière, harmonica, cuillères), Jean-Victor Fournel (guitare) et Madeleine Bouchard (violon, accordéon) interprète essentiellement un répertoire de musique traditionnelle québécoise, mais ne se limite pas qu'à ce style.

«La musique traditionnelle québécoise possède des origines extrêmement riches. C'est un alliage d'airs folkloriques irlandais, écossais et scandinaves, mais elle se compose aussi de sonorités provenant du sud des États-Unis où guitare, banjo et mandoline sont plus présents, explique-t-elle. On se permet aussi de piger dans les répertoires de musique du monde ou de bluegrass, des airs qu'on arrange à la québécoise.» Reels, gigues, valses, chansons, complaintes, turlutes, contes et légendes sont autant de formes que prennent les airs des Chouenneux. Ensemble depuis une dizaine d'années, le groupe est devenu fort de nombreuses compositions originales. «C'est de la musique conviviale et accueillante, qui vient de nos racines. À l'époque où la religion empêchait les gens de fêter, chanter et danser, on tapait du pied pour créer le rythme et perpétuer les contes et légendes, raconte Madeleine Bouchard. Ça s'écoute bien assis, mais il est difficile de ne pas taper du pied, et on aime ça quand le monde danse!»

Pour Madeleine Bouchard, les Rencontres de violon traditionnel en Île-de-France représentent une opportunité unique. «Le violon est un très vieil instrument, et il est présent dans les musiques traditionnelles de tous les coins du globe. Je serai présente là-bas pour donner un atelier sur la musique traditionnelle québécoise, et pour participer à une soirée spéciale où j'initierai la gigue et les danses d'origine québécoises, intitulée le Bal des rencontres. Ce sera donc une manière pour moi de partager ce que je connais, tout en vivant un apprentissage face à d'autres traditions de mon instrument de prédilection.»

Un «chouenneux», c'est quelqu'un qui raconte des histoires, en enjolivant la réalité. L'origine du mot est très ancienne, dérivée du terme français «chouette», qui signifie «dire des merveilles». L'expression est également employée péjorativement au Saguenay et dans Charlevoix pour désigner quelqu'un qui parle pour ne rien dire.

Les billets sont vendus au coût de 7$ à la porte, et un chapeau sera passé dans la soirée pour ceux qui souhaiteraient être un peu plus généreux et encourager la talentueuse violoniste dans son projet de voyage.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer