Après une parenthèse de douze ans

Un album plus mature pour Joane Labelle

Joane Labelle est heureuse de constater que son... ((Photo Rocket Lavoie))

Agrandir

Joane Labelle est heureuse de constater que son nouveau disque, le premier en 12 ans, a mis une croix sur son ancienne image de chanteuse pop aux accents très légers.

(Photo Rocket Lavoie)

Partager

Daniel Côté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Joane Labelle savait qu'elle avait mieux à offrir que des chansonnettes comme celles qui l'ont fait connaître il y a 20 ans. Sans renier ses débuts, les albums faits avec sincérité, mais trop rapidement, elle voulait que son quatrième opus soit celui d'une personne mature, tant dans le propos que dans la forme.

Les circonstances, mais aussi son désir fervent, presque religieux, de ne pas rater sa rentrée, ont creusé une parenthèse de 12 ans par rapport à l'enregistrement précédent. Cinq pour écrire les chansons et sept pour constituer une équipe en mesure de les habiller, le tout entrecoupé d'une rupture amoureuse, d'une commotion cérébrale sévère et de l'accompagnement d'une personne malade.

«À un moment donné, j'ai songé à donner mes compositions à quelqu'un d'autre. J'avais peur parce que je ne savais pas à quoi m'attendre, mais ma passion pour l'écriture et la musique était trop forte», a-t-elle mentionné hier, lors de son passage dans les locaux du Quotidien.

Le dossier a pris un tour positif grâce au réalisateur Carl Bastien. Ce musicien émérite, complice de Dumas depuis des lunes, a obtenu carte blanche pour modifier la maquette sur laquelle Joane Labelle interprétait ses chansons en s'accompagnant à la guitare. «J'avais confiance en lui et il a proposé un environnement pop à la française», décrit l'auteure.

Tout ce qui manquait, c'était un regard extérieur qui est venu de Marc Déry. Il a participé à la réalisation de trois titres, dont Katmandoo, celui qui ouvre l'album. C'est une histoire qui ne se passe pas au Népal, mais dans un bar, un milieu que Joane Labelle connaît bien pour y avoir travaillé.

«J'ai été barmaid et comme la clientèle parle anglais et français, on s'exprime dans les deux langues quand on fait ce métier à Montréal, raconte-t-elle. J'aime beaucoup ces personnes qui sont chaleureuses, sexy et fines, qui sont belles, mais qui jouent aussi le rôle de confidentes. Le titre réfère à la Catwoman, qui symbolise les femmes fortes, de même qu'aux hommes et à la douceur.»

D'autres thèmes sont abordés, dont l'ennui dans Comme ces jours de vie, ainsi que l'admiration dans C'que chez toi j'aime le plus. Ils évoquent une vision du monde qui est celle d'une adulte, d'une femme qui accepte volontiers de ne plus être une poulette du printemps, tout en défendant des compositions aux accents on ne peut plus actuels.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer