Encensée par le Washington Post

Marie-Ève Munger...

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Marie-Ève Munger

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Daniel Côté
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Pour la première fois de sa carrière, la Jonquiéroise Marie-Ève Munger s'est retrouvée dans les pages du Washington Post. Le prestigieux quotidien ne s'est pas contenté d'une simple mention, dans sa livraison de lundi. Il l'a encensée à la suite de sa performance livrée dimanche, au Kennedy Center Concert Hall.

La soprano assumait le fonction de soliste lors d'un concert du Washington Chorus, une formation dirigée par Julian Wachner. Des oeuvres du compositeur Leonard Bernstein constituaient la trame du programme et s'il faut en croire la critique Grace Jean, le fait saillant fut un extrait de l'opéra Candide intitulé Glitter and Be Gay.

«La voix mielleuse de la soprano canadienne s'est élevée avec tant de fluidité et d'humour, au fil de cet air pour colorature, qu'elle a volé le spectacle dans le rôle de la plaignarde et séduisante Cunégonde», a écrit la journaliste. Elle a aussi mentionné sa «charmante performance» dans la peau de Maria, l'héroïne de la comédie musicale West Side Story.

Jointe à Montréal, d'où elle partira vendredi afin de chanter à Paris, dans l'opéra The Second Woman, Marie-Ève Munger était heureuse des bons mots publiés dans le Washington Post. Peu de journaux ayant un standing équivalent, hormis le New York Times, la critique de lundi ne pourra que l'aider à poursuivre sa percée du marché américain.

«Une mention dans le Post, ça compte. C'est important pour le métier. Ça montre qu'on a été là et que ça s'est bien passé. C'est toujours flatteur», a-t-elle commenté. Ce qui est bien, aussi, c'est qu'après ce concert, la soprano avait le sentiment d'avoir livré une bonne performance. «J'étais contente de ce que j'avais fait, mais on ne sait jamais. Parfois, on a cette impression, mais elle n'est pas partagée par la critique», fait-elle observer.

Un environnement familier

Outre le talent de Marie-Ève Munger, désormais reconnu en Europe et en Amérique, d'autres facteurs ont contribué à la réussite du concert de dimanche. Ainsi, elle était déjà familière avec le Washington Chorus, ainsi que le Kennedy Center, l'une des grandes salles de la capitale américaine. «J'y ai chanté avec le même choeur, il y a deux ans», confirme l'interprète.

Le répertoire aussi, elle le connaissait. S'agissant de Glitter and Be Gay, par exemple, on peut parler de longues fréquentations. «Je l'ai fait souvent en concert et pendant des auditions. Il s'agit d'un air rythmé et très contrasté qui demande de la théâtralité. Sur scène, cette pièce de virtuose constitue toujours un gros hit», décrit la Jonquiéroise.

Le personnage de Cunégonde, une femme entretenue par deux amants prospères, mais malheureuse comme les pierres, exprime son trouble émotif dans une scène que Marie-Ève Munger assimile à une épisode de folie. On est loin de la douce Maria, d'abord heureuse dans I Feel Pretty, puis amoureuse et engagée dans une spirale tragique dans Somewhere et Tonight.

C'est un autre rôle que la soprano a pu apprivoiser, mais dans un contexte différent du premier. «J'ai abordé West Side Story pour la première fois à l'époque où je participais au Cinema Show, un spectacle présenté dans les casinos de Montréal et Hull, ainsi qu'en tournée, pendant trois ans. C'est du Broadway semi-classique», analyse-t-elle.

Retour à Paris

Parlant de personnages familiers, c'est une autre de ses connaissances, la Colorature de l'opéra The Second Woman, que la chanteuse retrouvera à Paris. Créée l'an dernier, cette oeuvre de Verrières avait connu un succès inattendu, alors que dix représentations avaient eu lieu à guichets fermés. Il est rare qu'on réserve un accueil aussi chaleureux à une production contemporaine.

Cette fois-ci, des rendez-vous ont été fixés au Théâtre des Bouffes du Nord, ainsi qu'au Grand Théâtre du Luxembourg, où le spectacle migrera en janvier. La chaîne culturelle ARTE en profitera pour filmer l'opéra, qui sera donc diffusé au petit écran. «Le rôle de la Colorature avait été écrit pour moi», précise Marie-Ève Munger, qui a hâte de s'y mouler une deuxième fois.

En février et mars, par ailleurs, deux premières l'attendent au Minnesota Opera. Il s'agira de sa première présence dans cette maison réputée et ce sera la première fois que la Jonquiéroise reprendra un premier rôle. C'est celui d'Ophélie, tel que représentée par Thomas dans l'opéra Hamlet.

«J'ai déjà joué ce personnage à Metz et le fait de le retrouver, même dans une production différente, ça change quelque chose. La base est là et je peux bâtir dessus. Ça permet d'aller plus loin», estime la soprano, dont l'agenda printanier comprend également des sorties dans les Pays-Bas, de même qu'au Montana.

Dcote@lequotidien.com

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