Le plus important touche Michael Jackson. Depuis neuf ans, Dave Ratthé s'attaquait à Thriller en exécutant quelques pas de «moonwalk». Cette fois-ci, c'est un medley survolant la carrière du Californien qui sera proposé avec la collaboration de ses camarades Stéphane Gagnon et Marilyn Potvin. Celle-ci couvrira la période Jackson 5, qui nécessite une voix haut perchée.
«Moi, je ferai Thriller, Beat It et Billie Jean. Comme j'ai 31 ans et que ma voix est plus basse, ça représente un beau défi», souligne Dave Ratthé. Il renouera avec le «moonwalk», bien sûr, et raconte que ses rudiments lui ont été enseignés par son père.
«Quand on marche, on dépose le talon avant la pointe du pied, tandis qu'avec le «moonwalk», c'est l'inverse», décrit le chanteur. Lui qui fait figure de vétéran au sein de la troupe est motivé par les changements apportés à chaque année. «Il n'aime pas la routine», confirme le producteur Robert Doré.
De la voix et du souffle
Dave Ratthé s'est joint à Party après avoir présenté un spectacle solo au Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière. Plus habitué de chanter autour d'un feu que sur une scène, à cette époque, le jeune homme avait été remarqué par Marie-Ève Riverin, qui l'a invité à passer une audition.
La transition fut abrupte, mais réussie. Aujourd'hui, l'interprète aborde des répertoires aussi détonnants que ceux de Metallica, Deep Purple, Louis Armstrong, Elvis Presley et James Brown, qui restent des incontournables. «Au début, j'étais plus soul, plus blues. Pour chanter dans Party, ça prend de la polyvalence», fait valoir Dave Ratthé.
Il a besoin de souffle, aussi, en particulier dans la portion du spectacle consacrée aux années 1980, où la musique était prétexte à des chorégraphies élaborées. «Maintenant que j'ai atteint la trentaine, c'est plus demandant», lance-t-il en souriant.
Autre nouveauté, l'ajout de deux chanteuses parmi les choeurs - Anne Tremblay et Emy H. Fournier - ajoutera du rythme et de la profondeur aux arrangements, anticipe Myriam Bouchard, responsable des communications. Elle ajoute que la direction musicale sera assurée par William Croft, de retour après une absence de quelques années.
La formule, elle, demeure la même. Pendant le souper, les artistes se font relativement discrets. Ils évoquent les temps lointains du Big Band et du jazz classique au fil de brèves interventions. Aux alentours de 21h, en revanche, l'équipe sort le grand jeu. Chanteurs, musiciens et danseuses relatent l'histoire de la musique populaire, des années 1950 à aujourd'hui. «Le concept est celui du medley et à chaque fois, il y a plusieurs changements de costumes», indique Myriam Bouchard. Les représentations durent près de trois heures et cette année, le Théâtre Palace en accueillera neuf. La salle renferme 430 places, soit 20 de moins que le nombre de costumes portés au cours de la soirée. o