Maxim Martin en toute sobriété

Maxim Martin vieillit bien. Certains diront que c'est plus facile de donner le... (Photo Michel Tremblay)

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Daniel Côté
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) Maxim Martin vieillit bien. Certains diront que c'est plus facile de donner le change quand on n'a pas un poil sur la tête, mais ce n'est pas de ça qu'il s'agit. On parle ici de son humour, de sa façon d'amuser une foule. Il le fait à sa manière, toujours aussi directe, mais sans prendre ses vis-à-vis pour des demeurés.

De passage hier soir, au Théâtre Palace d'Arvida, l'humoriste a présenté le spectacle Tout va bien! devant un parterre presque plein. Il a ouvert avec un numéro portant sur les catastrophes, celles qui sont naturelles et les autres, provoquées par la bêtise humaine.

L'écran placé derrière lui montrait une photographie représentant une famille d'Américains sortant d'un Wal-Mart. Tous étaient obèses, y compris les enfants, ce qui l'a amené à tracer un parallèle avec l'homme préhistorique. «Des milliers d'années d'évolution pour arriver à ça», a résumé Maxim Martin.

Plusieurs fois, au cours de la soirée, il a effectué ce genre d'aller-retour entre hier et aujourd'hui. Après avoir rappelé que les premiers humains lançaient des roches, par exemple, l'humoriste a soumis son plan de paix pour le Moyen-Orient, qui a le mérite d'être créatif. «Qu'on crisse toute sur l'asphalte, pis ils pourront rien tirer», a-t-il suggéré.

Histoire et nostalgie

L'un des paris audacieux pris par Maxim Martin consiste en un survol de l'histoire de l'humanité. Ce bloc proposé avant la pause tranche avec les explorations nombrilistes que favorisent plusieurs de ses confrères. Si les cours d'histoire étaient moitié moins intéressants, on manquerait de professeurs au cégep.

Très expressif, même quand il ne parle pas, l'humoriste en profite pour livrer sa version de la Préhistoire, qui ne doit rien à La guerre du feu. Ses grognements, ses mimiques un brin simiesques, font mouche au moment d'évoquer la chasse au mammouth, l'invention de la cuisson et l'apparition du premier homo erectus. Difficile à décrire, mais facile à rire.

L'Égypte, la Grèce et Rome mènent au Moyen Âge et à son cortège d'épidémies mortelles, parfois véhiculées par des postillons. «Si tu t'appelais Pierre-Paul Papineau, t'étais un tueur en série», lance Maxim Martin. Il complète son voyage dans le temps au Québec, au début du 20e siècle, en parlant de son grand-père né à Saint-Hyacinthe.

On sent un brin de nostalgie, de l'affection pour cet homme qui avait connu la Dépression avant d'être enrôlé de force pendant la Deuxième Guerre mondiale. « T'as 19 ans et tu travailles dans une crèmerie. Le lendemain, t'as un gunentre les mains», rapporte son petit-fils. Il n'y a pas de gag, mais qui s'en soucie devant une image aussi forte?

» Chu rendu plate «

La pause fut brève et c'est en toute simplicité, assis sur un tabouret, que Maxim Martin a retrouvé son public. Du coup, le ton est devenu proche de celui de la conversation, l'homme faisant état de sa nouvelle sobriété et des changements qui en découlent.

«Ostie que chu rendu plate. À soir, il faut que je sorte », a-t-il annoncé. Il n'en fallait pas plus pour que les gens émettent des suggestions, autant de balles de tennis que l'humoriste a renvoyées avec aplomb. «Au JR? Avant, ça passait, mais quand t'es sobre, c'est pathétique. Les filles, tu les prends en pitié», a-t-il répondu.

Maxim Martin a ensuite rappelé que sa tournée achève, puisqu'il ne reste que huit rendez-vous. «Cette fois-ci, ils m'ont réservé une Kia. C'est la première fois que je conduis ça, mais le pire, c'est quand j'ai eu une Honda Civic. Déjà qu'ils me mélangent avec l'autre, c'était l'enfer» a-t-il relaté en référant à Martin Matte.

Chaque spectacle comporte son lot d'imprévus dont un humoriste de talent sait tirer profit, ce qui fut le cas lorsqu'une femme a été saisie d'un fou rire. Maxim Martin a pris acte de la chose en posant une question aux autres : «Pourquoi vous n'êtes pas tous comme ça?»

Il a ensuite prolongé le plaisir en invitant les gens à garder le silence. «Dites pas un mot et elle va repartir toute seule», a expliqué l'humoriste, qui avait bien raison. La dame a laissé échapper d'autres cris pendant que l'invité de Diffusion Saguenay reprenait sa tournée virtuelle des bars de la région.

Le gars est sobre, mais il soigne son image.

Dcote@lequotidien.com

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