Les salles sont pleines, ce qui sera sans doute le cas les 25, 26 et 27 octobre prochains, à la Salle Odyssée de Roberval, à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini et au Théâtre du Palais municipal de La Baie. Le Beauceron a aussi la chance de travailler avec six musiciens, dont sa compatriote Amélie Veille, qui l'épaule au chant et à la guitare.
Ils se connaissent depuis longtemps et le chanteur se souvient de la fois où son amie l'avait invité à partager la scène avec lui, à la Salle Albert-Rousseau de Québec. «C'est la première fois que j'ai donné un spectacle avec une équipe de professionnels», raconte-t-il, les yeux grands comme ça.
Rencontré hier, dans le lobby de l'hôtel Chicoutimi, Maxime Landry n'a pas perdu sa capacité d'émerveillement. Sa nouvelle tournée, qui s'inscrit dans la continuité de l'album L'avenir entre nous, lui procure un bonheur d'autant plus grand qu'il a le sentiment d'avoir progressé dans son art.
C'est ce qui arrive lorsqu'on donne 124 représentations du même spectacle, ainsi qu'il l'a fait en 2010 et 2011 par le truchement de son premier disque, Vox Pop. «Plus on en fait, plus on se sent en contrôle. Le stress est moins présent et ça paraît, décrit le jeune homme. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je tripe autant».
L'effet Lemay
Le nouveau spectacle, qui a été étrenné au printemps, permet d'entendre toutes les chansons figurant sur L'avenir entre nous. Cette décision tranche avec les pratiques habituelles au sein de l'industrie, mais témoigne de la complicité qui s'est développée entre Maxime Landry et Serge Postigo, qui a signé la mise en scène.
«Dans le local où on a travaillé, il m'a demandé de refaire toutes les chansons pour revenir à la base de ce que je voulais exprimer. Serge a été à l'écoute des textes et je suis content qu'on les ait tous gardés parce que chaque toune veut dire de quoi, pour moi. Chacune a une histoire», fait valoir l'interprète.
Dix de ses nouvelles pièces ont été écrites par Lynda Lemay, celle-là même qui lui avait donné Cache-cache, l'un des titres phares de Vox Pop. C'est un autre cadeau de la vie, le genre de chose qu'on ne peut pas provoquer, juste espérer. Certains des textes collaient si étroitement à l'histoire du chanteur qu'il n'a pu les aborder sans émoi.
Fleur d'éternité fait partie du lot, puisqu'elle évoque un événement survenu la première fois que Maxime Landry a interprété Cache-cache à la télévision. «À la fin, j'avais senti une main sur mon épaule, alors qu'il n'y avait personne à côté de moi. J'en avais parlé à Lynda et un jour, elle est arrivée avec cette toune qui est si magnifique», mentionne-t-il.
Cette anecdote étant reliée au décès de son père, qui s'est enlevé la vie alors que le chanteur était âgé de 17 ans, on comprend que les premières interprétations aient été difficiles. Aujourd'hui, par contre, cette expérience se vit sereinement.
«Ça se passe bien. Je dirais même que ça défoule, commente Maxime Landry. Il m'arrive d'avoir un gros frisson quand je présente Fleur d'éternité, mais j'ai pris la décision de vivre et je suis capable de le faire avec le sourire. Après tout, il n'y a rien de plus vrai, rien de plus merveilleux, pour un interprète. Ce n'est pas chanter pour chanter».