Marian Rose baigne dans la musique folklorique depuis toujours. Elle a grandi dans une famille de musiciens qui s'adonnaient aux danses traditionnelles de l'Europe de l'Est.
L'accordéon est arrivé dans sa vie comme un cadeau. «C'est l'accordéon qui m'a choisi. Quelqu'un m'en a donné un quand j'avais environ 10 ans. Adolescente, j'ai laissé l'instrument de côté. Je ne trouvais pas ça très ''cool''. J'ai recommencé à en jouer à la fin de la vingtaine. Je me suis aperçue que le monde aimait ça.»
À la fin de la trentaine, Marian Rose s'est mise à enseigner la danse folklorique dans les écoles primaires. En apportant son accordéon avec elle, l'artiste s'est vite aperçu que les enfants adoraient l'instrument.
Aujourd'hui âgée de 58 ans, Marian Rose s'est installée dans la région il y a un an. Elle venait apprendre le français. Mais son passage se prolongera puisqu'elle entreprend une maîtrise à l'automne.
La musicienne a donc choisi de profiter de l'occasion pour partager son amour de la musique.
Elle offre des cours d'accordéon depuis quelques mois.
Pour l'instant, elle compte quelques élèves seulement. Mais elle songe déjà à proposer des cours de groupe.
«Peu de gens jouent de l'accordéon. C'est assez marginal.»
Ses élèves sont tous des adultes. «La plupart sont plus âgés que moi. Il y a quelques personnes dans la trentaine et la quarantaine. Ce sont souvent des gens qui ont toujours voulu jouer de l'accordéon, ou d'autres qui ont hérité d'un instrument d'un parent ou d'un grand-parent. Le monde commence à avoir le goût de faire ce que faisaient leurs grands-parents, de poursuivre la tradition.»
Mais pourquoi une musicienne de la Colombie-Britannique s'intéresse-t-elle à la musique traditionnelle québécoise?
«J'adore ça. Je veux partager ma passion avec le monde. J'adore la musique québécoise. Et c'est aussi une façon de rencontrer les gens», conclut-elle.