Un bon spectacle divertissant, mais dont la version extérieure ne rend pas justice au talent de Gagnon. Le plat de résistance du spectacle a été son histoire du rock qui a plu aux 5000 spectateurs. Une série de personnification particulièrement réussie dont celle de John Lennon, Roy Orbinson, Led Zeppelin et surtout Men at Works. Il s'aventure même à s'attaquer au Red Hot Chili Pepper et Black Eye pie et il se tire fort bien d'affaire. Un beau voyage dans le temps plutôt rafraîchissant qui a plu au public. Le tout ponctué par des mises en situation faite par Elvis Gratton.
L'apothéose du spectacle a été son mode aléatoire sur son iPod. Il passe de Bob Dylan, The Supremes, Alice Cooper, Pierre Lapointe et Jimi Hendrix. Du grand art. Vraiment surprenant, quelle aisance! Évidemment, pour clore, un clin d'oeil à son saxophone de la Panthère Rose qui a fait sa renommée.
Le début du spectacle était un peu fade pour une foule extérieure. Il a enchaîné les imitations avec comme trame de fond les problèmes de circulation à Montréal. Sympathique.
Son numéro sur les commentateurs sportifs est irrésistible. Son imitation de Jean Perron est hilarante surtout avec la panoplie de « Perronisme « qu'il enchaîne sans reprendre son souffle comme « une rondelle ne fait pas le printemps «. De Michel Bergeron en terminant par Ron Fournier toute la vacuité de ces « spécialistes « est dépeinte de façon magistrale rehaussée par des textes drôles et intelligents.
Sa série d'imitations d'humoristes est très bien réussie surtout son incarnation d'André Sauvé pour expliquer la crise étudiante. Même le maire de Saguenay Jean Tremblay y passe. Il devient le fils de Roland Hi Ha Tremblay. Gagnon fait des mariages surprenants, dont Michel Louvain qui chante du Trois accords.
Son imitation de Kevin Parent en duo avec Jean-Pierre Ferland est à s'y méprendre.
Un beau divertissement qui est rehaussé par la qualité des textes. Ils font pour beaucoup dans la réussite de la performance d'André-Philippe Gagnon.
Par la suite, la soirée se poursuivait avec le violoniste Alain François. Trop tard pour notre heure de tombée.