La voix douce, le regard déterminé. Stéphanie Lapointe est apparue au public à titre de candidate de Star Académie en 2004. À l'époque, elle avait charmé les téléspectateurs et décroché le titre de grande gagnante du concours grâce à ses prestations, mais aussi à sa facilité à s'exprimer et à défendre ses convictions.
Huit ans plus tard, la jeune femme cumule les projets. En chanson, sur scène, au petit et au grand écran. Le public a notamment pu la voir dans la série Le Négociateur et dans le rôle de Blanche dans l'opéra folk Les Filles de Caleb.
Quelques films figurent également à son curriculum vitae. Elle a d'abord campé le rôle de Marie-Anne Caron dans Aurore de Luc Dionne en 2005. Dernièrement, le public a pu la voir dans La peur de l'eau. À partir du 3 août, c'est à Émilie, personnage principal du film Liverpool, que la jeune femme prête ses traits sur grand écran.
Stéphanie Lapointe a décroché le rôle dans le cadre d'auditions.
Elle incarne ce que la scénariste et réalisatrice Manon Briand souhaitait retrouver chez son personnage principal.
«Je ne suis pas aussi timide ou altruiste qu'Émilie. C'est comme si tous ses traits étaient exacerbés. Mais c'est vrai qu'on a des ressemblances», affirme la jeune femme dans le cadre d'un entretien téléphonique avec le Progrès-Dimanche.
Forte et fragile à la fois, Stéphanie Lapointe a l'habitude de se voir décrite ainsi.
«Quand Luc Dionne m'a confié le rôle de la mère d'Aurore, j'étais jeune. Il m'avait alors dit qu'il me choisissait pour ma fragilité et ma force. Depuis, c'est une façon de me décrire qui revient dans les médias. Je ne m'étais jamais vu comme ça. Mais avec le temps, j'imagine que c'est vrai. Et Émilie, c'est vraiment ce type de personnage.»
Pour l'actrice, il s'agit d'un premier rôle principal. Un accomplissement qui vient avec sa part de défis.
«Manon Briand, la scénariste et réalisatrice est une femme qui sait exactement ce qu'elle veut. Pour un premier rôle principal, c'était la meilleure chose qui pouvait m'arriver», estime la comédienne qui a pris part à 28 des 34 jours de tournage. «À la fin de Liverpool, je commençais à me sentir en pleine possession de mes moyens.»
Pour la jeune femme, les deux dernières années ont marqué un tournant. «C'est quelque chose que je souhaitais, mais c'est aussi le fruit de beaucoup de démarches. Au cours des deux dernières années, La peur de l'eau et Liverpool m'ont permis de prendre confiance.»
La jeune actrice a même poussé l'expérience jusqu'à réaliser elle-même les scènes qui auraient pu nécessiter l'intervention d'une doublure.
«On a toujours le choix de faire affaire avec une doublure ou de faire les cascades et chorégraphies nous-mêmes. Dans La peur de l'eau, Pierre-François Legendre avait tenu à les faire lui-même. Je me demandais ce que je ferais si ça m'arrivait un jour. Mais quand c'est ton personnage et que tu travailles fort, tu veux le faire.»
Stéphanie Lapointe est satisfaite du résultat qui sera présenté au public à compter du 3 août.
«Ce n'est pas un thriller policier, ni un «road trip» romantique. C'est un mélange de tout ça. C'est quelque chose qu'on n'a pas vu depuis longtemps au Québec. Quelque chose qui va faire du bien. On sourit beaucoup en regardant le film. C'est frais!»