À 21h05, Vincent Vallières est apparu sur scène sobrement vêtu. Un jean, une chemise noire, l'artiste arborait le même costume que les quatre musiciens qui l'accompagnaient.
Immédiatement, il a offert Le monde tourne fort, chanson-titre de son dernier album, au public venu l'entendre.
Un peu partout, des petits enfants scandaient les paroles des chansons au même rythme que leurs grands-parents.
Je n'attends plus rien a suivi. Puis l'artiste s'est adressé à la foule. «Bonsoir Chicoutimi!» Les spectateurs ont manifesté leur plaisir, conquis à l'avance.
Vincent Vallières a amorcé la soirée en sagesse, alignant les titres sans trop s'agiter. Je pars à pied, L'espace et le temps, Le temps est long.
Puis une performance de Business qui l'accompagnait à la guitare a sonné le début d'un nouvel élan.
«Êtes-vous là Chicoutimi?» a-t-il lancé, invitant le public à taper dans ses mains. La foule a répondu à l'invitation comme si elle l'attendait depuis un moment déjà.
La performance a été chaudement applaudie, puis le reste du spectacle s'est déroulé dans le même enthousiasme. Vincent Vallière faisant preuve de plus en plus d'ardeur au fil des pièces.
La foule a chanté les paroles de Tom, pièce issue de Chacun dans son espace, pendant que le ciel se couvrait lentement. Mais personne ne semblait s'en soucier.
Café lézard a donné lieu a une véritable performance de Business et de Michel-Olivier Gasse à la basse. Les trois amis à l'avant de la scène semblaient partager un pur moment de bonheur avec le public.
Complicité
Vincent Vallières parcourt les scènes avec ses complices depuis un bon moment déjà, ce qui lui permet de les entraîner dans des numéros où seuls des amis nous suivent.
Ainsi, un concours de danse improvisé opposant le bassiste et le guitariste a donné lieu à des performances à l'esthétisme douteux, mais drôlement amusantes.
De la même manière, Vincent Vallières a invité deux de ses techniciens, impressionnés par la foule, à se joindre à eux pour chanter Février, pièce qu'il a dédiée aux enfants, nombreux sur le site.
Heure de tombée oblige, Le Quotidien a dû quitter avant d'avoir pu entendre la très attendue On va s'aimer encore. Mais qu'importe. Parions que cette chanson suivra Vincent Vallières pendant plusieurs années encore et que partout où il ira, son public prendra plaisir à lui renouveler cette promesse.