La Pulperie présente du théâtre d'été pour une cinquième année. L'auteur et metteur en scène Jimmy Doucet récidive pour une quatrième fois en y proposant une de ses créations.
Au cours de la saison estivale, c'est l'histoire d'un canapé que le public est invité à découvrir.
Un homme et son divan. On pourrait ainsi résumer l'essence de la pièce présentée.
Le Raoul de la production n'est pas obsédé par l'argent, mais bien par son fameux meuble.
Effectivement, Le divan, c'est d'abord l'histoire d'un homme qui développe une relation obsessionnelle avec son sofa.
Une faillite personnelle le lui fait perdre. Mais Raoul est prêt à tout pour se l'approprier à nouveau.
Le personnage apparaît dans chaque tableau. Usant chaque fois de stratégies nouvelles pour parvenir à ses fins.
De son côté, le divan est loin d'être ordinaire.
Il est doté d'une âme qui aimerait bien se voir accorder le droit de se réincarner dans un humain.
Pour ce faire, le public est invité à revivre les événements qui ont marqué son histoire, de 1965 à aujourd'hui. Afin de vérifier si le canapé maintenant mort aura droit à une nouvelle vie.
Le divan est au coeur de l'histoire. Dès l'ouverture des rideaux, il occupe le centre de la scène. Il en est ainsi tout au long de la représentation. De l'époque «peace and love» aux années 80, il demeure intact. Beige tacheté de brun.
Par moment, il semble pourtant devenir un simple prétexte à une série d'histoires hétéroclites.
La pièce consiste en une succession de tableaux légers, liés entre eux par le meuble en question.
Au cours de sa vie, le divan s'est retrouvé au coeur d'une pièce sur la pollution, a servi dans un roman-savon, puis dans un vidéoclip.
C'est à des extraits de tous ces moments qu'assiste le public.
Les cinq comédiens incarnent à eux seuls une kyrielle de personnages, plus loufoques les uns que les autres.
Ensemble, ils racontent les années qui ont passé.
Parce que si les divans pouvaient parler, ils auraient certainement des dizaines d'histoires à raconter.
La pièce Le divan est présentée les mardis et mercredis jusqu'au 22 août, à 20h30.