La comédienne, chanteuse et auteure était l'invitée des membres du Cercle de presse du Saguenay, hier matin, afin de parler de l'événement, mais aussi de ses racines. Car bien qu'elle ait quitté la région depuis plus de 40 ans, un passage dans son Chicoutimi natal la remue toujours.
La rencontre a débuté sur une note émotive. Louise Portal s'est adressée aux personnes présentes des sanglots dans la voix. Puis quelques larmes ont roulé sur ses joues.
« Je suis très émue. Ça me touche beaucoup d'être ici. Quand on revient dans notre région natale, ça nous donne la mesure du chemin parcouru «, a-t-elle confié avant de se pencher vers la présidente du comité organisateur du symposium, Gisèle Gravel, qui affichait elle aussi des yeux embués.
Louise Portal a été plus que généreuse, amorçant l'heure avec une interprétation de L'âme à la tendresse de Pauline Julien, pièce qui collait bien à son état d'âme. Puis, elle s'est laissée porter par ses anecdotes et les questions de l'assistance.
Louise Portal ne peint plus. Mais elle n'a pas hésité à accepter l'invitation du symposium. « C'est un prétexte pour revenir dans ma région natale, comme le Salon du livre. Mais c'est aussi venu toucher quelque chose parce que c'était au Saguenay et parce qu'on parlait de peinture. C'est devenu comme naturel d'accepter. J'ai toujours adoré les cours de dessin. Mon père faisait de la peinture. J'ai vécu avec des oeuvres d'art dans la maison. D'ailleurs, c'est un sujet présent dans chacun de mes romans. J'ai l'impression que ça vient de mon enfance «, a-t-elle raconté.
L'auteure a d'ailleurs appuyé ses propos un peu plus tard, en faisant la lecture d'un extrait de son roman L'Angélus de mon voisin sonne l'heure de l'amour dans lequel il est question d'Arthur Villeneuve et de son père, le médecin et artiste Marcel Lapointe.
Louise Portal avait d'ailleurs pris soin de s'entourer de trois toiles issues de la dernière période picturale de son paternel, installées tout près d'elle.
Symposium
La présidente d'honneur sera au hangar du Vieux-Port de Chicoutimi les 20 et 21 juin. En plus de prendre part à l'ouverture officielle du symposium, qui se déroulera jusqu'au 24 juin, elle profitera de l'occasion pour rencontrer certains des 34 peintres et sculpteurs de la région et d'ailleurs qui seront réunis.
Gisèle Gravel, présidente du comité organisateur du symposium, est ravie de la présence de Mme Portal. « C'est un grand honneur de l'avoir comme présidente d'honneur. Je suis probablement la plus heureuse au monde. Le symposium, c'est la plus grande fête des yeux et du coeur et Louise Portal incarne parfaitement notre thématique, Simplement la beauté «.
Après une pause de trois ans, le symposium tente de repartir sur de nouvelles bases.
« Maintenant, l'événement sera présenté annuellement, pas de façon biennale. Par ailleurs, les artistes arrivaient auparavant avec beaucoup de toiles déjà faites. Maintenant, ils auront trois toiles seulement. Ils devront vraiment travailler sur place. C'est comme ça qu'on tombe en amour avec la peinture, avec les toiles «, estime Gisèle Gravel.
De son côté, la présidente d'honneur espère que le public répondra à l'invitation.
Louise Portal sera également dans la région, le 16 juin, alors qu'elle sera reçue membre de l'Ordre du Bleuet.
« C'est un honneur d'être reconnue par sa région. Beaucoup de gens ne savent pas que je viens d'ici «, souligne celle qui a replongé dans ses souvenirs afin de ressortir des photos des différentes parties de son parcours pour l'occasion. « C'est bizarre de regarder sa vie passer. «