Visiblement, les admirateurs de Glenn Miller attendaient ce spectacle avec impatience. Et le public était gagné d'avance. Ils étaient 900 spectateurs à s'être donné rendez-vous au Théâtre du Palais municipal.
L'assistance, composée en majorité de spectateurs d'âge mûr, a été transportée au coeur des années 30 et 40. Aucun doute possible, le public était aux anges. Les nombreuses acclamations et les applaudissements chaleureux l'ont prouvé.
La musique de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective et évoque à coup sûr la Seconde Guerre mondiale. Pas besoin d'être friand de jazz pour reconnaître ses grands succès. Et le Glenn Miller Orchestra a ce pouvoir de ressusciter ce grand nom disparu lors d'un vol au dessus de la Manche, en 1944.
Aux premières notes des In the Mood, Moonlight Serenade, Chattanooga Choo Choo, Pennsylvania 65 000, String of Pearls et Tuxedo Junction, les spectateurs ont fermé les yeux et se sont laissés transporter.
Première tournée
Directement de New York, le Glenn Miller est en tournée au Québec pour la première fois de son histoire. Fondé en 1956, le big band est considéré comme l'un des ensembles les plus populaires de son époque et reste encore aujourd'hui une des figures marquantes du jazz et du swing. Trompettistes, pianiste, batteur, saxophonistes et trombonistes; ils sont 16 musiciens à se partager la scène.
Le Glenn Miller Orchestra est dirigé depuis janvier 2012 par Nick Hilscher. Vocaliste de renom, Hilscher a une impressionnante feuille de route. Avant de diriger le groupe, il a été directeur musical d'un autre orchestre réputé, le Tommy Dorsey Orchestra.
Nick Hilscher n'hésite pas à présenter chacun des 16 musiciens présents sur scène. Généreux, il parle beaucoup avec le public. «Bonjour La Baie», a lancé le musicien en entrant sur scène. «Je suis désolé, mais c'est la seule chose que je sais dire en français!», a-t-il ajouté, en anglais.
Entre chacune des pièces, Hilscher discute et raconte des bribes de l'histoire de Glenn Miller.
Il accompagne à l'occasion ses musiciens en chanson et était fier de présenter la seule touche féminine du spectacle, Julia Rich. Cette dernière complète à merveille les musiciens, en ajoutant une voix féminine au concert.
Ceux qui ont pris place hier dans la salle de spectacle peuvent s'estimer chanceux. Espérons seulement que le Glenn Miller Orchestra n'attendra pas un autre 75 ans pour revenir dans la région.