Mohombi: Conquérir le monde, rien de moins?

Mohombi présentera ses pièces à La Saguenéenne de... (Photo courtoisie)

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Mohombi présentera ses pièces à La Saguenéenne de Chicoutimi le 4 mai prochain. L'artiste espère conquérir le public et revenir dans la région le plus rapidement possible.

Photo courtoisie

Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Mohombi cumule les succès. Partout sur la planète, ses chansons trônent au sommet des listes de pièces les plus populaires. Mais l'auteur-compositeur-interprète ne compte pas s'arrêter là. Son objectif: conquérir le monde. Rien de moins.

Loin de Mohombi l'idée de projeter l'image de grande vedette internationale inaccessible. Généreux et sympathique, au téléphone, l'artiste sait comment rendre un entretien agréable.

«Je suis super content de pouvoir parler en français», affirme-t-il d'entrée de jeu à l'occasion d'une entrevue téléphonique avec Le Progrès-Dimanche. «C'est une de mes langues maternelles», explique celui qui parle également anglais, espagnol et suédois.

Mohombi est un homme d'ambition. Pour lui, les frontières comme les langues ne constituent pas des limites.

Né au Congo, il s'est exilé avec sa famille en Suède, le pays d'origine de sa mère, à l'âge de 11 ans. «On a quitté en raison de la guerre civile», raconte l'artiste.

Cadet d'une famille de 15 enfants, il a su très tôt qu'il voulait vivre de sa musique. «Je viens d'une famille énorme. C'est probablement de là que me viens mon besoin d'attention», rigole-t-il.

Dès l'âge de 5 ans, le petit garçon aime se produire devant les membres de sa famille. «Je rêve de faire de la musique depuis que j'ai commencé à chanter. Avec 17 autres personnes dans la famille, j'avais déjà un bon public.»

Tout petit, Mohombi voyait déjà grand. «Je sentais que le monde m'appartenait. Il fallait le prendre», explique-t-il.

À Stockholm, Mohombi a créé le groupe Avalon en compagnie de son frère. «On a atteint une certaine notoriété», raconte celui qui a aussi poursuivi des études universitaires en économie.

«J'ai travaillé pour une compagnie en Suède, mais je rajeunissais la moyenne d'âge des employés de 10 ans! Je rêvais de faire de la musique, et c'est ce que je faisais tous les soirs et les fins de semaines.»

Un jour, il a décidé de tout quitter et de s'envoler pour Los Angeles. «Je voulais aller partout. Je croyais en moi. Dans la vie, il n'y a que soi-même qui peut se limiter.»

C'est là qu'il a fait la rencontre de Red One, le producteur de Usher et de Lady Gaga. En plus d'être le premier artiste signé par le label RedOne: 2101 Records, il compose pour plusieurs artistes internationaux,

«Ensuite, quand c'est ton tour de faire un album, t'appelles tes amis et ils te donnent un coup de pouce», explique-t-il.

C'est ainsi que sont nés des duos avec Nelly, Akon, Nicole Scherzinger ainsi qu'avec Pitbull et Nayer. Et l'artiste affirme qu'il a de nouvelles fréquentations qui pourraient elles aussi donner lieu à des chansons prochainement.

Mohombi ne compte pas s'asseoir sur ses succès. Il n'a pas encore atteint tous ses objectifs. «À partir du moment où on a un numéro un, il faut en faire plus. Dans ma tête, l'échec n'est pas une option. Mes "singles" ont été numéro un partout, sauf en Amérique du Nord. Je compte bien changer les choses. Aujourd'hui, c'est le premier jour du reste de ma vie.»

Mohombi sera à La Saguenéenne de Chicoutimi le 4 mai prochain. Il promet une soirée mémorable au public. «Ce sera très dansant, très chaud. Soyez prêts à transpirer. Mon but, c'est de vous donner le goût que je revienne. Le plus tôt possible.»

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