La jeune femme, qui s'est présentée sur scène devant quelque 150 personnes, n'a plus grand-chose à voir avec la timide académicienne apparue sur les écrans de télévision québécois il y a neuf ans, si ce n'est une certaine gêne au moment de s'adresser au public. Lorsqu'elle chante, Marie-Élaine Thibert est en pleine possession de ses moyens. Elle dégage l'assurance d'une artiste assumée et heureuse sur scène.
À travers le répertoire qu'on lui connaît, l'interprète a chanté les mots de Brel et Ferland, en passant par Léveillée, au grand plaisir du public heureux de renouer avec certaines pièces qui ont marqué la carrière de la jeune chanteuse.
Celle-ci a alterné entre des titres tout en douceur, et d'autres qui permettaient de faire montre de la puissance de sa voix, sur une scène assez chargée en éclairage, mais aussi en éléments de décors. Une plate-forme habitait le milieu de l'espace habillé de panneaux décoratifs et d'un mur texturé.
Après cette parenthèse, l'artiste est réapparue sur scène, cheveux détachés, pour chanter des pièces qui figurent sur ses albums. Plusieurs issues du dernier, mais aussi quelques-unes qui la suivent depuis plus longtemps.
L'artiste était accompagnée de son amoureux à la basse, d'un guitariste et d'un batteur, en plus d'être bien appuyée vocalement par la claviériste et chef d'orchestre.
Elle a entrecoupé ses interprétations de quelques notes d'humour et de plusieurs confidences. Elle a notamment rendu hommage à son père avec Jamais, puis à sa mère avec Quelques pensées.
« Je veux vous offrir, ce soir, de l'émotion et du rêve. Voici ce que je suis «, a-t-elle lancé en début de soirée, se disant charmée par l'ambiance chaleureuse de la salle.
Le public, lui, était plutôt calme. Manifestant sa satisfaction entre chaque pièce, sans trop d'éclat.
C'est Pour cet amour, chanson issue de l'album Comme ça paru en 2007, qui a suscité la première grande réaction des spectateurs après quelques notes seulement.
D'ailleurs, ce sont les chansons que Marie-Élaine Thibert propose depuis longtemps, comme Dans chacun de mes silences, qui ont eu le plus d'effet sur le public.
(La suite dans la version papier du Quotidien)