Il s'agit d'une forme de mutation puisqu'à l'origine, cet événement s'appelait SIDAnse et ne durait qu'une soirée. L'objectif était d'amasser des fonds pour le Mouvement d'information, d'éducation et d'entraide dans la lutte contre le sida, le MIENS, à la faveur d'un spectacle réunissant des amateurs et des professionnels au Théâtre Palace de Jonquière.
La popularité croissante de ce rendez-vous, lancé il y a deux ans, a incité sa fondatrice à voir plus grand.
Associée depuis toujours au monde de la danse, Suzanna Gaudreault a maintenu les liens avec le MIENS. Une partie des profits récoltés le 27, pendant le gala présenté au vieux hangar, sera en effet versée à cet organisme. Prévu pour 20h, il comprendra des numéros de swing, de hip-hop, de jazz, de gumboot, de salsa et de danse contemporaine.
La liste des participants témoigne du caractère oecuménique de ce festival. On ne pratique pas l'esprit de chapelle lorsqu'on invite des artistes aussi différents que la troupe hip-hop 8 Count et son chorégraphe Steve Bolton, les champions de danse swing Annie Trudeau et Max Pitruzella, les danseurs de l'émission «Le match des étoiles», ainsi que la compagnie Bourask, spécialisée dans le gumboot.
Tous ces gens participeront également au spectacle gratuit qui ouvrira le festival, le 26 juin, puis aux ateliers donnés le 28. Certains d'entre eux agiront aussi comme juges dans la journée du 27. Tout le monde peut en effet s'inscrire en prévision du concours de danse qui animera le vieux hangar entre 9h et 16h. Les candidats ont le choix entre trois catégories, soit la danse urbaine, le style libre, de même qu'une section regroupant le moderne, le jazz et le classique.